4ro LA REVUE SOCIALISTE live, co1111m11oryenradicald'affrn11cbisse111deuntravail et de lasuppression du paupérisme. Le congn:s <le Lyon de 1878 n'était pas moins catégorique. Il s'exprimait ainsi : Co11sidéra1q1ute le salariat 11'esqt 11'11é1t1at tr1111Sitoire eulre le servageet 111é1tat ii1110111111é, les chambressy11dicalrdsevront mettre /oui e11œ1t1'/"peour l'dlablissemeudt es Sociétésgé11éraledse co11sommatio11, de créditel de production. Le programme des deux congres <le Paris et de Lyon resta à l'état <le pur principe. Il n'y eut aucune réalisation dans les faits. Il y a plus : la solution indiquée par les esprits sages et modérés, qui faisaient la majorité des deux premiers congres, fut fortement battue en bn:chc par la suite, grâce à l'entrée dans la lutte de l'élément collectiYistc réYolutionnairc. En 1879, :lll congrès de i\!arseillè, i\1. Jules Guesde, le chef ardent et autorisé du socialisme collectiviste en France, ressaisit la majorité et fit écarter la solution coopératiYc. Digne héritier intellectuel de son maitre Karl :--1arx,il s'élc\·a aYcc vigueur contre les solutions des socialistes attachés aux idi:cs de mutualit<'.:; il fit YOtcr le considérant suiYant, rempli de dédain pour tout cc qui ne se rattache pas aux idées du maitre : Co11sidù11q1u1et les Socitf!ésde productionel de co11sommatio11,e pouvant améliorerle sort que d'111p1etit 110111bdre privilégiés, 11epeuvent assurélllentêtreco11sidéréecsomll!edes moyensassezpuissa11tpsour arriver à l'éll!a11cipatiod1u1prolétariat.... etc. Le congrès décida de rejeter la thèorie des Sociétés Coopératives et donna son adhésion à la solution collectiviste, c'est-à-dire à l'appropriation collectiYe du sol et de tous les instruments de tr:iYail. Le congrès adopta la solution de M. Juks Guesde par 73 voix contre 27. La minorité coopératiYe, battue au congres de 1879, ne voulait pas rester sous le poids de cette défaite. Elle essaya d'organiser d'autres congri:s ; mais là, comme partout ailleurs, faute d'ayoir un chef, elle ne tarda pas à se dissoudre. Les choses en étaient là, lorsqu'en 1885, un mouvement vers les idées coopfaatiYcs se fit de nouveau sentir; cette fois, c'était la pro\·incc qui, i clic seule, Youlait diriger l'organisation des Sociétés Coopératiws. I I ÉTAT ACTUEL DES SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES :s;ous Yenons de faire rapidement l'historique des Socictes coopératives en France à partir <le 1848 jusqu'en 1885 . .\\'Cc. cette année nous touchons à une quatrii:me phase de la question, qui paraît dcYOir \:trc plus féconde et plus durable que les trois premières.
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