b courto1s1e, la loy,1mé courageuse, l'équité soutenue dont ,1 fait prcu,·c ;\l. Henry Michel dans b SOlltCnancede sa thèse pour le doctorat ès lettres. Car œ gros linc a ,-.1Iu il son auteur d'abord le titre de docteur ês lettre,, ,wcc b mention trés honorable, puis d'être délégué, quoique non gradué en droit, chargé de cours ;i la Facultc de droit de P,1ris. Le professeur corrigera peut-être les lacunes de l'écri,·ain, et réparera de regrettables omissions d'auteurs étrangers. };ous aYons nommé le philosophe Charles Sccrétan, le sociologue \\"airas, et nos amis llector Denis et GuilLn11nc de Greef, et enfin tous les socialistes de b chaire, allcm:rnds, autrichiens et italiens. - Peut-être aussi, sinon le rédacteur au Toups, du moins le professeur trouYera-t-il, dans l.i collection des dix années de l.t Rei'lle S,,·ialistr, nuintes preuYcs que le socialisme n'est pas deYenu « une doctrine qui compromet ks intérêts géncraux et éleYésau profit des jouissances imfü·iduclles ». :\1. 1 lcnry :\lichcl affirme que Benoit ;\!alon n'.1 fait qm: superposer .,u collectiYisme marxiste une morale trés noble et très haute, m,1is qu'ayant négligé de faire la démonstration. " son systcme honore plu, l.t générosité de l'homme que la logique du penseur». Et M. Henry :\lichcl ajoute qu'au cours de ses p.itientes in,·estigations ;'t tra,·ers les écrits des penseurs de tous les siccles, Benoit ;\lalon a parfois forcé un peu le sens des mots, en recherchant obstinément des filons soci.1listcs dans toutes les couches de b stratificnion imellectudle sur l.iquelle repose aujourd'hui l,1pensée humaine. Cependant :\!. 1 lenry :\liche! n·a-t-il pas adopté la méme m.:thodé Je tr:wail? ~·a-t-il pas recherché chez les philosophes, les économistes et les sociologues anciens, modernes et contemporains, toutes l.:s tr.1ccs possibles d'indi,·iJu,tlisme ou de socialisme? );'a-t-il pas, lui aussi, procédé p.1r rapprochements ingénieux, par comparaisons qui ne sont peut-ètre pas toujours des raisons ? ~•a-t-il pas fait prem·e d'une certaine ostentation de pénétration criticistc, en s'efforçant d'opposer l'un à l'autre, non pas seulement d.ms les din:rscs grandes écoles, mais chez chaque auteur, le filon inJi\'idualistc .1u filon socialiste, et en prenant plaisir il signaler leurs contradictions appar.:nt<.:s ou réelles? ..... Si :\lalon a superpose une morale très haute au collccti\'isme, ;\[. 1 lénry ~lichcl a superposé :1l'indi\'idualisme tout simplement la mor.tlc dc Li charit.:: chrétienne, cc qui n'est pas précisément bien nou\'cau. ~fais, quoi qu'on en dise, ~Ialon n'a pas superposé une morale sociale ,1une doctrinc économiquc, il a plus simplement, plus logiquement, démontré que le soci.1lisme n'ét.1it p.1s exclusif de moralit<', bien au contraire; et, pour a\'oir reconnu cela en sa conférence sur « b rcn,1issance dé l'idéalisme », M. Brunetière a mérité, dans le P.·111>/,·, de Lyon, les hautes félicitations du plus autorisé des marxistes fr.u1çais, Paul Lafargue. Le livre de M. Henry :\lichcl nous rappelle le dialogue du médecin T,1m Mieux et du médecin Tant Pis. Le médecin indi\'idualiste èt le médecin socialiste y dissertent constamment sur les droits de l'indi\'idu et sur les droits de la société, - sur la liberté indi\'iducllc et sur le dé,·clopp.:ment de la société, - sur les remèdes à appliquer directement à l'indi\'idu ou à l'.1mbiance soci,,Ic au milieu de laquelle il étouffe et se meurt, - sur ce que les Hippo.:rate et les Galien ont pu dire de la constitution économique et Sociale,
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