La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

l>!OUVE~IE!\T SOCIAL Jïl Quant aux conditions du tra,·ail, voici les rcgles adoptccs : Tous les travailleurs sont employés au mois et payés tous ks quinze jours. Les heures de traYail sont fixées pour chaque division de l'administration municipak; mais, en aucun cas, clics ne peuvent excéd..:r dix heures sur Yingt-quatrc pour les ounicrs manuels; pour les hommes employés alternati,·emcnt comme tranilleurs manuels ct comme gardiens, la journée peut s'élcn:r a onze heures. Tout travail exécuté en dehors des heures normales est considéré comme supplémentaire et payé comme tel. Tous ont droit a un jour complet de repos par quinzaine, et tous, ;\ l'c.:xception des traYaillcurs occupés temporairement, ont chaque.:. année un congé de dix jours a,·ec paie . .\u sujet des accidents du tr:wail et de la maladie, Yoici cc que prescrit la nou\'ellc réglementation du conseil municipal de Paris : Si un tr.wailleur est temporairement frapp~ <l'incapacité de tra,·ail occasionnée par son scr,·ice, il reçoit son traitement en cntier jusqu'a son complet rétablissement; s'il est atteint par la mahJic, il touchera intégralement son salaire pcndant toute la durée de sa maladie, sans que cclle-ci puisse excéder un an; au bout de cc terme, l'administration examine s'il y a lieu de continuer le paiement en totalité ou en partie du traitement ou s'il faut pensionner le traYaillcur malade. U11cours sur le soci11/is11p1ec11d111la1l Ré1'olulio11 (r789-r796). - l\l. .\Ibert l\!étin a remplacé :-.1. Bernard Lazare au Collegelibre dt·s Sciwres Sociales, 8, me de Tournon, dans le cours sur les doctrines n'.:,·olutionnaircs, le mardi ;\ cinq heures et demie. l\l. Albert l\létin a pris pour sujet : « Les mom·ements populaires ;\ Paris et les doctrines sociales extrêmes depuis l'ou,·erture des États généraux de Iï89 jusqu'à la répression Je Li conspir:ition communiste de Babeuf. » Il a exposé la situation du prolétariat parisien en Iï89. Elle se résume sous Jeux chefs : question <les subsistances, question du chômage, causees par la crise économique de la fin du dix-huitième si.:cle et par le commencement de la grande industrie. Pas de droit de grc::,·eni d'association pour les ouniers; aussi leurs mouYements ne pcun:nt-ils aboutir qu'a l'émeute. A coté des soul.:,·ements populaires, se déYeloppent le communisme philosophiqu<' (Rousseau, l\lably) trcs Yi,·ant en Iï88-89, et les critiques de la propril'.:té (Rousseau et ses disciples). Mais cc sont des théories purement morales qui tendent surtout à la réforme intérieure et n'aboutissent, en pratique, qu'à la philanthropie et a l'irnJ?ôt sur les riches. Comment les mouvements populaires parisiens, d'abord a,·euglcs,

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