La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

3ï0 LA RE\'UE SOCIALISTE cette grande marche en aYant, non pas seulement Je la démocratie française, mais de l'humanité tout cntiérc », se rctrouYc, voil6, comme il convient, jusque dans les harangues du président de la République, au cours de son récent voyage a tra,·crs la France. Et les paroles prononcées par M. Hlix Faure, rapprochées des paroles ministérielles, donnent l'impression qu'un heureux changement s'est infiltré dans l'orientation politique, je n'ose encore écrire sociale, de la République . .\ un dithyrambe du Yice-président de la chambre de commerce de Lyon, en fa,·cur des œuncs d'initiative privée et contre toute interYcntion du l!'.:gislatcur, i\1. Félix Faure a très franchement répliqué qu'il faut au moins « que la législation apporte son concours a l'initiative priYéc "· Et, aYec beaucoup de finesse, il a ajouté : Je ne prendrai d'autre exemple que ce que je vois dans cette ville même. fat-cc que la chambre de commerce de Lyon, qui représente la colkcti\'ité des commer~ants lyonnais, ne prend pas par la main l'humble et le déshérité pour en faire un boursier dans les écoles que vous :n·ez créées? Xe sentez-vous pas la nécessité pour chaque citoyen, surtout pour le pauvre qui ne peut pas t0ujours se suffire à lui-même pour se préparer à la "ic, de rencontrer l'appui de la grande famille commerciale que vous ètes? ]\'exagérons rien, vivons ensemble comme les enfants de la même patrie et songeons que ce que vous faites à Lyon, il faut songer à le faire pour la France cntii!rc. \'ous êtes acquis aux œuwes de solidarité et de haute humanité . .'>1essieurs,vous avez donné un grand exemple ; permettez aux autres de le SUiHC. Les employésdes cbemi11sdefer. - Simple constatation : Le principal argument apporté au Sénat par Mi\!. Trarieux, i\lonis, Demàle et consorts, pour y faire voter une disposition législative enlevant aux employés des chemins de fer le droit a la grève, a été l'argument p:nriotique. Or, au grand meeting de protestation ouvrière contre le Sénat, tenu le 1er mars, au TiYoli-,Vauxhall, le bureau du syndicat a,·ait donné mandat a son secrétaire général, le citoyen Guérard, de rappeler une fois de plus qu'il avait toujours été entendu qu'au cas ou la guerre éclaterait pendant une grève les employés reprendraient le scn·ice a la premiére signification du gouYcrnement. Les travailleurs 1111111icipa11x de Paris. - L'arrêté du conseil municipal de Paris en date du 13 juillet 1895, réglant les conditions du travail dans les divers services de la municipalité, a été récemment approm·é par le préfet de la Seine.' Pour C:trc admis dans ces services, il faut : 1° être Français; 2° habiter Paris depuis cinq ans au moins.

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