LETTRES Sl:R LA LÉGISLATIO:S DIRECTE 3-13 dont il croit conYenablc et possible d'organiser la législ:nion din:cte par le peuple, le premier de YOScorrespondants a répondu en n;sumé: ccQue cc probléme, difficile en apparence comme toutes les choses nom·ellcs, se résoudrait facilement dans la pratique. » Il a dit : Qu'en l'absence de rois, de dictateurs, de sénat<.:urs, de repn:scntants, .:te., chargés aujourd'hui de faire des lois, quand on Youdrait établir des règles sur une matii:rc quelconque, ceux qui le jugeraient nécessaire commencer.tient par déYclopper leur idée i leurs concitoyens, soit dans des réunions libres, soit par la Yoie de la presse. Lorsque l'idée aurait pénétré dans les masses, les adhérents signeraient une adresse pour inYitcr une commission cxécutiYc ,i mettre le sujet à l'ordre du jour du pcuplc. Ün certain nombre de signatures conférerait :i une tkmande le droit J'ètn: discutée deY,lllt k peuple ( 1). Le pays tout rnricr serait diYisé en sections J'cnYiron mille citoyens. Dans chacune, on commencerait par discuter et Yoter la question de principe, c'est-,i-dire le point fondamental à résoudre, sauf à débattre ultérieurement ks questions de détails. Les résultats des délibérations de l'ensemble des sections populaires seraient réunis en un centre, et la décision de I.1 majorité ferait loi pour tous! » Telle est, à brgcs traits et sans entrer dans les détails, la manièn: dont les choses doiYcnt s'arranger pour que le peuple tout entier fasse lui-même des lois. L'auteur de cc projet a de plus combattu l'idée de laisser à œrtaines personnes choisies par le peuple le soin de prép,m:r les projets de loi sur l'ensemble desquels le peuple n'aurait qu'à YOter. Il Yeut que la loi soit faite dans chaque section popuLiirc, chaque section YOtant d'abord sur Li question de principe, et ensuite sur chaque point de détail. Le résumé que je Yiens de faire est sans doute incomplet; nuis il suffit, pour montn:r que les explications demandées par un de YOS abonm:s, sur b mise en pratique Je la législation directe, onr été données par l'auteur des lettres que YOusayez insfaées. J'aurais YOulu YOir, soit le Prolélair,·, soit l'abonné qui a demandé ces explications, les discuter, les apprécier, les admettre, ou les combattre, au lieu de se borner à dire que la demande d'explications aYait été accueillie par une fin de non-rcccrnir. La discussion eùt pu jder quelque lumii:rc sur une question qui intéresse à un haut degré l'a,·enir des peu pics. É,·itlcmmcnt, il y a eu dans tout cela un malentendu. Je suis d'autant plus fondé à le croire que, dans sa n:ponsc au dHenseur de la législation directe, le second abohné s'écrie : li faut dire aujourd'hui (r) ,~oir dans la Revue SociaUsle de juillet 1895, k Fonctionnement <luDroit d'initiative en Suisse (Article de Henri ~Iayor). (.\'oie de la Direclio11.)
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