LA RE\'UE SOCIALISTE ounières corporati\·cs n'ont pu, malgré leur développement, atténuer sufli.samment ks maux résultant de l'infériorité constituti\'c du prolctariat. \:c serait-cc qu'au nom de l'ordre public et de l'intérêt géncral, et sans aborder la que~tion de mesure, l'intervention du législateur est donc nécessaire pour n'.:tablir et maintenir l'équilibre entre les deux parties contractantes, le patron et l'ouvrier. * * * La for111atio11, la preuve et la ji11 du contrat du travail peuvent 1;tre envisagées sous trois aspects diff~rents : 1° dans leurs co11ditio11s de validité, lesquelles embrassent les questions relatives à la capacité des parties contractantes, :\ la réglementation et :\ la rémunération du travail; - 2° dans leurs effet; (droits et obligations des parties infortunes ounièrcs et rcsponsabilitcs patronales); - 3° dans les différends entre patrons et ouvriers. Conditiodnesvaliditdéulouagdeeservices A. - DE LA C:\PAClTÉ DES PARTIES CONTRACTANTES La question ne se pose que pour les mineurs et les femmes mariées. En France, depuis la loi du 9 a\'ril 1881, la fe111111meariée n'a plus besoin de l'autorisation maritale pour placer ses économies à la caisse d'épargne et en opérer des retraits partiels ou totaux. Il y a donc illogisme à soumettre encore la femme mariée à l'oblig,aion de l'autorisation du mari pour contracter un louage de ser\'ices juridiquement valable. Les lois française (1851), allemande et autrichienne et surtout la loi hongroise de 188.1 sur l'industrie detcrmincnt rigoureusement les conditions li'.:galesdu co11/radl'af,pre11tissage. Que n'en font-elles autant pour le contrat de travail de l'adulte? ... t-bis tous les métiers ne nécessitent pas un apprentissage et souvent l'apprentissage est terminé avant l'f1gc de la majorité. Il s'agirait de mettre le droit écrit d'accord a\'CC la pratique économique, tout au moins en appliquant à tous les mineurs sans distinction, orphelins ou non, cc principe du droit
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