33o LA RE\.UE SOCIALISTE sonncllc du soin de déterminer l'heure de la discussion géncralc dans tout le pays, de proclamer le résultat et d'exécuter notre volonté. Si Yous Youlcz procéder de cette maniérc a votre œune d'organisation par la commune fractionnée en sections, afin qu'on puisse d.'.!libérer, oh! alors, Yous n:ussirez, monsieur, et je n'ai plus rien it dire; mais cela, c'est la législation directe par le peuple, comme clic . a été proposée par celui qui, le premier, a présenté cette idée à la démocratie européenne. Le problcme à rcsoudre était d'arriYer à la plus grnude somme de so11verai11eitnédividuelle et co111uw11ale, tout en cri:ant une centralisation sans <langer, mais assez forte pour imposer la solution qu'elle seule peut donner aux grandes questions <lu travail, de la propriété, du crédit, de toute l'organisation générale, de l'humanitc enfin. La législation directe atteint cc but. La centralisation qu'elle donne, reposant sur le YOtedirect de tous et dans toute affaire, ne peut pas être dangereuse pour l'indi\·idu et pour la commune, qui n'a personne :i consulter dans ses propres affaires; pendant que, par la m0rne raison, clic est irrésistible quand il s'agit de grandes questions qui, comme celles que nous Yenons de nommer, sont du ressort de tome la nation et non de celui d'une petite partie du pays. Agréez, monsieur, etc., etc. Sig11é: Votre Abonné. TROISIÈ~IE LETTRE, DU 20 AVRIL 1856 ~1o:-ISIEUR, Le grand parti qui combat pour la législation directe par le peuple, c'est-a-dire qui pose en principe que le peuple doit légifi:rer et prendre toutes les décisions administrati,·cs sans l'intermcdiaire de représentants ou de dictateurs, ce parti, disons-nous, a eu le sort que toute opinion aura toujours. On a exprimé des aYis différents sur l'organisation de la legislation directe. Ceux qui, les premiers, ont proclamé k principe n:clament l'application de cc principe dans toute sa pureté et je pense, moi, qu'ils ont raison. D'autres, qui sont venus plus tard, conn:rtis le plus souYcnt par le raisonnement, mais quelquefois aussi par le prestige que le succés donne it une opinion, ont \'Oulu faire flechir le principe et ceux-là, je crois, ont tort. Les lois ne pcuYcnt pas sortir des masses, disent les derniers; il faut, par conséquent, nommer une assemblée qui fera les projetsde loi
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