L'AGIOTAGE SL'R LES MI:-IES o'oR .\ux maux produits par les privil.:ges et les abus des c.ipitaux agioteurs, il n'y a guerc d'autre rcm.:dc que la solution soci.1liste : l:i reprise graduelle et méthodique des établissements de cn:dit, en accordant une équitable indemnité aux petits capitaux de prc:,·oyance indiddue!le. Les dettes publiques pourraient alors s'èteindre p,1r remboursements èchelonnès dans les conditions légalement déterminées. Les crises de spéculation sont la n:sultantc d'un milieu social corrompu par l'influence exagérée de la richesse personnelle. ~[one l.1 bètc, mort le n:nin. Le systc:me financier étant socialement changé, l'agiotage disparaitrait à brève échéance, s'il n'était radicalement supprimé du même coup. RÉFOR~IES rmtÉDI.\TE~!E:-IT POSSIBLES ~[ais, en attendant la socialisation de la B.mquc de France et des autres grands établissements de crédit, - cc qui ne s'accomplir,! pas sans quelque patience et beaucoup d'attention, - le législ:itcur guidé vers l'évolution intelligente, pn:voyante et sùre, doit-il, peut-il, rester les bras croisés en face d1.:sscandales de l'agiotage sur les mines d'or) La coupure de vingt-cinq francs accordée pour facilitcr l'association des petits capitaux va faire développer en France, dans des proportions inouïes, les titres de propriété mobiliO::re. Cette extension de papier-monnaie n'aura pas seulement pour effet d'cparpiller .i l'infini les titres de possession individut.:lle minime; l'accroissement du nombre des petites actions va faciliter aussi dans des proportions incalculables l'accaparement des \'alcurs mobiliO::resentre les mains des puissants ploutocrates. La moindre réflexion suffit pour faire mesurer combien ces accaparements, eŒ.:cttH:sà la sourdine et sans limitation possible, constituent un danger public. La ,·ie des nations est mise lèn péril. Une manœune criminelle concertée entre puissants financiers cosmopolites peut, en cas de guerre, susciter brusquement des paniques plus désastreuses et plus meurtri.::res que la perte d'une bataille et l'écrasement d'une armée. « :slous n'aurons pas la guerre, 111011mari ne veut paS' fournir l'argent ", disait dernil':rcment, dans un salon ministi:riel, l.1 fr:mmc d'un haut baron de la finance internationale. Et cette femme pouvait sans orgueil tenir un tel langage dcYant les ambassadeurs des grandes puissances europc1.;11nes! AYcc le systcme financier actuel, la haute banque intern:aionale peut ébranler et tuer le crédit de n'importe quel État, quand elle le voudra. Tout est menacé en France par l'accaparement tks valeurs mobilio:res : institutions républicaines·, indépendance de la nation et unité de la patrie. Cela ne peut durer. Il faut se défendre n'importe comment contre 20
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