LA REVUE SOCIALISTE comment une augmentation de libertè fayorisera les initiati\·es utiles à l',1ccroisscmcnt de la puissance materielle de l'humanité. Cet échange YiYifiant, ,1uc chaque progn:s rcndr.1 plus efficace, en mèmc temps que plus actif, peut ouYrir au rêve écl:-tirè par la science les plus magnifiques pcrspecti,·es .. \ mesure que, pt'.:nétrant la loi de solidarité des phénom<'.:nes sociaux, l'esprit humain s't'.:lè,·cra da,·:mtagc aux nies d'ensemble gt'.:nératrices d'efforts utiles Ycrs le mieux, la loi de solidaritè des indi,·idus se fera mieux connaitre à lui, toute pensée sera n'.cllcmcnt un acte en prt'.:paration et non plus le miroir brisè Olt se reflètent en désordre les ruines du passé cr les constructions du pn:scnt. \'oir l',n-cnir, cc sera le faire. \'li!. - Douter de l'a,·enir serait douter du prescnt. L'aYcnir a ses éléments dans les mouYantes rblitès du present. On ne peut supposer l'impossible, c'est-à-dire que la société est à jamais cristallisée dans ses formes actuelles, ou l'absurde, c'est-à-dire qu'elle pourrait é,·olucr en sens inYcrsc de la direction gi:neralc suiYie depuis ses origines jusqu'au temps présent. Quel siècle \'CJTa la liberté si consciente, que les lois cllcs-mèmcs n'auront plus besoin d'en être l'expression et la sanction? Quel siècle Yerra Li production si actiYe, en même temps qu'harmonicusemcnt rt'.6: 11:c,que toute notion de tien et de mien sera devenue un ata,·ique instinct des temps de lutte pour la Yic enfin disparus? Il importe Yt'.:ritabkmcnt fort peu. Cent ans ou mille ans ne sont rien en regard de l'existence promise aux socit'.:tés de l'a,·enir. Ceux qui savent pre,·oir / les progrès savent aussi s'attendre aux régressions, progrcs et régressions aya,n t'.:téjusqu'à prt'.:scnt et dcnnt être éternellement l'inéYitable rythme qui a scandt'.: la marche de l'humanitt'.:. Pour la réalisation de l'idi:al social qu'il nous est permis d'entrevoir, en nous gardant bien de la put'.:rile prt'.:cision de details Olt s'échouè:rent tous les utopistes, la question du temps ne saurait exister. li nous suffit de samir que, dans ses gr.u1des lignes, l'a,•enir sera conforme au plan dont nous lisons l'esquisse d.tns le présent. Laissons le souci de la date à ceux que prt'.:occupc le souci des détails, et vivons notre beau rè,·e. A quoi bon k YÎYre! diront certains, puisque, Yb-itablement clairvoyants de l'a,·enir, nous savons que, si magnifique soit-il, il aura son lendemain d'apogéc, sa d.:cadence graduelle et sa fin. Est-cc donc pour augmenter le di:sespoir des plus audacieux rèYeurs que YOUSencourage~ leur aud.tcc ! ;-,c sa,·ons-nous pas que l'humanité qui est fixée sur notre plan<'.:tc est conJamni.:c à disp.1raîtrc le jour Olt le soleil cessera de tout viYifier? Oui, cette terre sur laquelle nous aurons basé nos glorieux espoirs sera un jour un globe mort promenant son inutilito dans les espaces obscurs. Les savants nous disent à quelques
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