La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

t'IOEAI.ISMF. SOCIAL ,i l'outil oblige les producteurs à subir une ctroite discipline industrielle et que k socialisme, qui n'a p.1s crcc cette discipline, ne pourra pas daYantage Lt supprimer, puisque c'est gr.ice à clic qu'ils se procureront abondance et loisir; il n'en di:meurer.1 pas moins que l'homme YCUt.::trc libre et qu'un rouage, si bien graissé qu'il soit, n'est p.is libre. La queqion soci.ik repose sur la question économique, mais Lt qucs1ion économique n'es: pas toute la question soci.11,:.C'est l.1qui:stion mi:me de l.t satisfaction complc:tc de l'in,liYiJu dans tous ses désir,, ,rnt,lllt qu'il peut trouYcr en soi et d.ms l'effort combiné de ses semb!Jblcs les moyens de les satisfaire. Il est entendu que la liberté n'est p.1s l.1 facult<'.donn<'.e ou n:connuc .i chacun d'agir :'t son c.ipricc.:, fùt-ce ,1ux dc:ptns de ses \·oisins. Cne telle conception Je la libc.:rté est Li 111:g,11ion même de l.1 libc.:rt<'..Le « fais cc que \'Ottidras » doit ,kwnir l.1de, ise de l'humanitc:, p.1n·cnue d.111sson ensemble à l't;tat conscient, mais seukment lorsque chacun s,1ura ne rien Youloir qui soit .:ontraire à l'intfr0t Je tout ou partie du corps soda!, c'est-.i-dire seulement lorsque la conscience, c:tant d.:\·cloppce en chacun de nous, y aur.t établi des s.111ctionsintérit:ures assLZ puissantes pour se substituer s.1ns péril :rnx sanctions cxtérit:urcs. Il faut bien que les plus impatients amis de la libi:rté absolue en conYicnnent : un tel ctat th.: pi:rfcction inJiYidut:llc et sociak est en notre temps 1c priYili:ge douloureux d'unL infime minorit<'.. Il faut bien encore qu'ils con\·ienncnt de ceci : cette élite intc.:llc.:tuellc et morale peut n:sister ,i la persécution qu\:xen:c ac'.:cessairemcnt hi m.1ssc contre die; mais clic ne résistt.:rait p.tr .i une poussce de cette masse soud.tin pri1·éc des sanctions cxtéricun:s qui l.t soutiennent autant qu'dks la contiennent. La loi est Jonc .rnjourJ'hui et devient chaque jour da1·,rnt.1gcune garantie de liberté, .i mcsL1rc qu'un plus grand nombre de cit0yens concourent d'une manière ,le plus en plus consciente à faire o:unc Je législation. Do.: 111.::me,l'association est aujourd'hui et tend .i deYcnir J,l\'antagc une garantie.: Je sécurité à mesure qu'un plus gra:1J nombre de producteurs y participeront. .\lais, Je m.:mc que nous pouYons pn'.:voir un temps oü l'état conscient sera celui de l'unanimité, et Oll par conséquent les s.tnctions intérieures se substitueront aux s,rnctio•1s extérieures, Je mème nous pouYons prc'.:,·oirun temps oü 1',1ssocia1ion des dforts et moyens Je production nous aura fait si riches de toutes les choses aujourd'hui appelées marchandises que, leur abondance leur ot,rnt toute valeur relative, chacun pourra user Je ces produits sans aucune limite que celle mèmc de ses besoins i;claircs par sa r.tison. On YOitJe rem: s,rns qu'il soit besoin Je passer ici en renie ks autres fornll!s sociales, comment sen·iront réciproquement .'t leurs fins respectives l'évolution de la libcrtc et l'évolution de la propriété; commc111 une augmentation Je sccurité concourra à donner plus de liberté, et

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