REVt;EDESLl\"RES 2.17 qui aboutissent à b folie, mieux nous saurons faire le nécess,,ire pour en combattre l'influence n6faste. Il nous semble, par exemple, que nilg.1riser et préciser la notion de l'hén'.!ditéd~ Lt folie constitue un moyen de re,trcinJre ks nuri.1ges avec des des~end.mts de fous, au moins tout aussi efficace que Jcs lois restricri,·es. De même, répét.::rsans cesse les d.1ngers des excès et du surmenage au point de vue des nul.1dies de routes sortes (voir notre Questio·, s<111itair • , et <le l.t folie en p.1rticulicr, n'est-ce p.1s le plus sûr moyen d'l'.!,·eillcr une crainte salutaire chez tous, de modérer les intempérants, de comb.mrc le surmenage? La folie nous menace, la dégénérescence nous gagne, \'Oil.i cc que nous crient tous les homm~s comp~tents. M.1is ce n'est point une faulité contn: laquelle il n'y a rien il faire. Non, non, la t\ute en est il de nuuvaise, habitudes (alcoolism~, surmenage) que nous pouvons combattre ; le ,Lmger provient de défauts inhérents à notre org.rnis.uion so~iale, que nous pou,·ons réformer: rnilà aussi ce que nous répétent de m'ème les hommes compét~ms. A l'œuvrc donc, et ne nous arrêtons pas devant l'immensité de la r.khc ! Déj.i, pour nous encourager, d.: nombreux documents nous donnent la prcu,·e et Ll mesure de cc qu'on peut obtenir par une sage application dés cns.:igncmcnrs de la s.;ience. Voilà pourquoi nous pensons que de bons livres comme celui du docteur Toulouse ont une portée et une utilité soci.1les qu'on aur.1it grand tort de mé.;onn.1itrc. C1r, comme nous l'avons déjà dit et comme on ne saurait trop le répéter, « la science de la \'ie sera la grande réformuri.:c de Lt civilis,uion, comme l'.:xpéricnce est la grande éducatrice de l'humanité». Docteur J CLIE:-i PIOGER. * * * J.-J. RoussEAU.- Du Contrat social. - Édition critique, avec une introduction et des notes par .\l. ED)l0:-;o DREYrns-BRISAC. (Un fort volume in-8°, chez Félix Alcan, 1896.) L'œuvre la plus profonde et la plus solide de l'idéalisme politique au dix-huitième siècle n'arnit pas encore, du moins en France, son édition critique : M. E. Drcyfus-Brisac, rédacteur en chef de Li Revue i11i<'rnntio11nle de l'E11se~r;11eme11t, "ient de nous la donner. Rousseau a porté le Contrat social dans son esprit et dans son cœur, pour ainsi dire, toute sa vie : il y pensa toujours; il n'est pas un de ses écrits qui ne l'annonce ou ne le complète ; et l'on sait que c'est le noyau d'un grand ouvrage qu'il avait médité sur les fostit11/io11psolitiques. - ;,.r. Dreyfus-Brisac a eu soin de rapprocher des passages les plus importants du Co11tmt social ceux des autres écrits de Rousseau où il touche aux mêmes questions : son commentaire fait ressortir l'unité d'une pensée qui, longuement mûrie, a trou,·é dans le Contrat social sa forme d~finitivc et son expression Ltpid.1ire. Cc commenrnire nous fait aussi appar.1ître Rousseau comm~ un dt: ces génies « profiteurs » - les plus grands peut-être - en qui se résuine et s'achève l'œm·re collective et séculaire des génér.irions, et par qui se ré.1lisc b féconde synthèse de la tradition et du progrès. Cet « autodidacte » est l'éli:,·e
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