La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA RE\'UE SOCIALISTE leur chef naturel, contre celui qui, bien mieux qu'eux, sait ce qui leur con dent! Tout est boulcYcrsé, ma chcre; nous courons à un cataclysme ..... C'est fini; le fauteuil Voltaire n'a plus de charmes . .Maintenant le Yieillanl s'agite, en foreur, à traYcrs la chambre : - On ne respecte plus rien. Il n'y a plus ni subordonnés ni maîtres; rien que des électeurs! Le plus infime employé finit par se croire l'égal de son patron. li se permet d'avoir des opinions, de \'Oter à sa guise! Pour un oui, pour un non, on se met en grève, et arrive que pourra! - Pau\TC patron, si cruellement affiigc par ces misérables ingrats .... - Que Yeux-tu, mon amie ... , c'est à Yous dégoûter pour jamais de vouloir faire le bien! Tous deux alors se taisent, Yiolcmmcnt émus de compassion pour cet homme qu'ils se figurent Yicilli ayant l'âge par un labeur incessant; et qui, à cent lieues de distance, sans même saYoir qu'ils existent, servi par leurs prcjugés de classe, par leur éducation faussée - a fait d'eux ses Dupes. _y{mc GEORGES RE:-iARD.

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