La Revue socialiste - 1896 - Tome XXIII- vol 01

LA BAXQUE IJ'ETAT E~ Sl:ISSE 11 nistration et un modeste Yerscmcnt au fonds de n'.:scrYc, clks forcent, par cette conduite, les autres banques;\ sui He lcur cxemplc ct, par!.\, augmentent indircctcmcnt la prospérité <lu commcrcc, <lc l'in<lustric et de l'agriculture. • Les c:intons ay:int droit aux Jeux tiers <les béncficcs, et les :ictionnaircs à l'intén:t de leurs actions, que rcstcr,1it-il à la Confédération? Les risques. Comme l'écrit, dans l'Ilelï!,'lit1, .\L Gust,n· .\Iüller, une banque ccntr:ilc par actions en possession du monopole, les gains et les p.:rils se répartiraient de telle sorte que b p:irt du lion, en fait <le g:iins, écherrait :iu c:ipital priYé, les péril, ,1 la Confédération. Si l'État est incapable <le gérer une banque, qu'il renonce aussi a la nationalisation <les chemins <le fer, inscrite au program1m.: <le tous les partis suisses; qu'il se lütc <le ren<ln.: les postes, télégraphes et téléphones à l'industrie priYée ! Il ne faut pas se méfier de la Confédération, a dit.\!. \'igier, au Conseil national. Les sen·ices qu'elle organise marchent bien. Le systcme postal suisse a sen·i de mo<lO::leà beaucoup d'États. Lt: télégraphe et le téléphone fonctionnent correctement, tandis que ks chemins de for, entreprises pri,·ces, sou!O::,·ent des plaintes aussi justifiées que nombreuses. L'article 3 du projet primitif attribuait i la Confédération seule la fourniture <les capitaux. Le Conseil national a réserYé une part aux cantons. Il a l'Stimé quc les cantons qui ont <les banqm:s, et les cantons en général, <loiYent aYoir un intér~t <l,tns la banque <l'Ùat. Ils lui rcsen·eront ainsi 1rn.:illcur accucil. Le Conscil national a fixé la part des cantons aux 2/5 <lu capital, soit 10 millions sur 25. Lcs canlOns ne sont pas forcés d'user de leur droit. Si un canton s'.1bstient, la Confé- <lfaation y suppléera; mais c..: n'est guO::rc à préYoir, car les cantons trouYeront L\ un placement <le tout n.:pos, une oblig,11ion d'Etat rapportant <lu 3 112. Les f.rnds <les pauucs, les fonds <l'écolcs, qui doi,·ent ~tre rcpréscntés par des titres sûrs, rencontreront toutes les garanties dans la banque de la Confédération. li ya sans dire que le~ cantons ne pourront, sous aucun prétexte, transmettre leurs parts à <les particuliers . .On redoute les influences politiques? A quoi le Consdl féd.:ral rcpond trO::sensémcnt : -:-.:ousommes loin de vouloir nier la possibililt' d'une influence quelconque de personnages ou de partis politiques sur l.1 b,1nque investie du monopole, et les dangers qui pourraient en résulter. ::S:ous.1,·onsque par-.:i, p.u,I:,, on ,1

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