IU:\TE DES Ll\'RES r27 * * * Le Chômage moderne, causes el remèdes, par .\l. THURY, ingénieur, profr:sscur /t l'UniYersité de Genève. - (r ml. in-r2, 2 fr. 50, :i Paris, chez Félix Alcan.) - Ch. Eggimann et Ci•, éditeurs, 25, rue du Rhône, :i GenèYc. ~[. Thury n'aime ni la spéculation, ni l'énorme accumulation des produits fJbriqué, pour b seule satisfaction du c,1pitalisme. Et, cependant, il n\:st pas socialiste; mais il est homme et rien d'hunuin ne lui est étranger. Comme remède aux terribles conséquences du chômage, l'.rntcur propose d'établir, d.111csh.1que p.1ys,des camps dt' lrnvail clans lcsquds les travailleur~ seraient tenus de donner annudlement, entre c~rt.tincs limites d',\ge, un nombre détermin6 d'heures et de jours. En retour, ils auraient droit à une somme de produits déterminée par le temps de scn·ice utile et l'acti,·ité correspond.111te.lis pourraient, ensuite, utiliser leurs parts, soit directement, soit par Yente ou échange. Ainsi se trou\'erait résolue la question du droit ,i la i·it·, dont la société entière est responsable en\'ers ses membres. ' Ces camps dt' tmrnil, organbés communalcment pour l'agriculture, natiorulemcnt ou régionalement pour l'industrie, ne ressembleraient en rien aux ateliers nationaux de 18.18, qui 11'<:t:1ienat,u fond, que l'organis,uion de l'aumône oflicicllc. « Laissons, dit M. Thury, la con.:urrcncc s'exercer librement sur tout cc qui est a.:.:cssoirc; de là ,·iendra le progrès; là sera le clump libre dom l'homme a hesoin. Réscr\'Ons un domaine : celui des choses néccssain::s:1la ,·ie, et que de cc domaine la spéculation soit absolument exclue ; c.1r il ne doit pa~ être permis de spéculer sur la \'ic de son prochain. » * * * Contes de Bretagne (illustrés par - GenèYc, Ch. Eggimann et (ic, éditeurs, GcnèYC. Prix : 3 fr. 50. Mme GEORGES REXARO. :,.111c Berthe Gay). 25, rue du Rhône, Dans les premiers jours de l'.mnêe; alors que, \'Olomaircs ou forcc:es, dt!plaisantes ou agréables, vous rc\'icnnent à l'esprit les rcminiscences de ,·os relations, connaissez-\'ous une joie plus délicate que celle de retrom·cr un ami en lisant ses pages et de converser mentalement a,·ec lui, et, si \'OUSêtes en famille, de communier en lui. Aussi m'est-ce un remords d'a\'OÎr aujourd'hui la plume hésitante, c'est-à-dire de n'arnir pas \'Cillé pour écrire nos impressions le jour où doucement nous lûmes les contes bretons de ~[me Georges Renard. Gr.\ce à ses vivantes descriptions, grâce à la variété et à la simplicité si att.1ch.1ntede ses récits, nous :wons eu la ,·ision de l'.1ridc mai, prenante beauté des côtes granitiques de l'Armorique; - notre imagination eut l'é\'O- .:ation'de la vieille Bretagne, et de ses mœurs encore restées naï,·cs et touchantes.
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