ni:n.:E DES 1.1\'RES 125 Guillaume de Grecf ne paraît pas séduit par cette psychologie des idées-forces. li y soupçonne un peu de supérieure et artistique logom.1chic. Il pose le déterminisme soci.11: ccConnaissant l'organisation d'une société et l'état de son milieu, nous pourrions il coup sûr prédire en quel sens clic se résoudra à agir conformément à son caractère. » Ainsi, d'une part le libre arbitrc est exclu de la psychologie, d'autre part, les idées-forces sont mises a,·cc tous les ménagements désirables :1 I.1 porte dc la sociologie. Il SI! trouve alors que I.t psychologie, qui obscurcissait la sociologie, vient au contrair.: 1\:dairer. Il y a tout profit. « C'est dans ces rcl.niom et c.:s analogies enm: b psychologie indi,·iducllc - et spéëialcmcnt l.:sphénomimcs ,·olontair.:s qui en sont les manifestations ks plus hautes - et la sociologie que nous trouvons la transition naturdk entre cc qui reut ètrc considér.: comme différenciant en partié qualitati,·cmcnt cette dcmiére des pht'.'.nomèncsembrassés p.1rla série hiérarchique des science ,1mécédentcs. » Du méme coup, suivant la profonde conception de Comte, qu'Hcrbert Spencer n'a pas réussi, sembl.:-t-il, :1 ébranler malgré les polémiques de sa « classific,nion des sciences », la psychologie r.:çoit de nouvelles lumières ; elle reste un appendice de l.t dynamiqul! cén:br.1k. ccL'<!xé.:ution de l'acte est, en somme, la phase l.1moins importante et la moins intéressante dt: la volonté imfü·iduellc ou collcctin! ». C'est quelque chose <'0111111, /.• dieu/ parn ,i l'OJlitid. Et l'autcur poursuit a,·ec ingéniosité cette compar,1ison qui nous semble excelkntc et qui renferme un sens profond. « Bien plus cssemiclks sont ks croyances cn rapport avec nos n:présentations des besoins et des désirs, en rapport a,·ec la recherche du bonlu:ur et l'aYer,ion de la peine. » .\utrement dit, dans l'.malyse de la Yolonté sociale, comme d.111sl'analyse de la volonté indiYiduelle, cc sont les premiers stades seuls qui importent et qui emponent le reste : cc reste n'est lettre vivantc qu'à condition d'a,·oir de fortes bases vitaks. Autrement c'est !cure morte. Superstructure et façade qui, jusqu'ici, accapar.: l'attention des philosophes. Q11idJ,:,:,·si11c111orib11s? Cc 11\,st pas qui! Guillaume de Grccf néglige, tant s'en f.tut, les mœurs pétrifiées dans les lois et dans les imtitutions. li ne déd,1igne pas il cc point les Fmtel de Coulanges et les Taine. Il les remet simplement à leur pb.:c, une pl.1ce plus qu'honorable. Quand il s'agit des cil'ilis;itions les moins aYancées, nous demandons justement aux actes et aux institutions politiques des peuples le secn!t de leurs croyances. Comment faire autrement ? On y est bien forcé. Mais c'est un pis aller provisoire. « L'étude des croyances et dcs doctrines politiques 11\:mbrasse dès lors pas coute b science politique, mais seulement un de ses départements les plus importants, <!t jusqu'ici le plus néglig<'.:au profit du domaine gouvcrncmcntal et exécutif d,ms le sens le plus étroit et aYc.: la conception l.t plus fausse de ces mots. » Il importait d'autant plus de revendiquer les droits de la physique sociale (cette expression n'est pas plus mauvaise qu'une autre) en f.tce de l.1psychologie individuelle et de cette autre psychologi,: appelée psychologie dcs peuples, que le tr,111sformismesocial paraissait un peu néglig<!. « Nous rencontrerons à chaque pas dans cette étude spéci.1le,ùit l'autem, les grandes lois sociologiques abstraites qui se dégagent des phénomi:nes de l'histoire des civilisations particulières et en forment le nœud .:onstant et
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