LA QUESTIOX SOCIALE DEVAXT LES CORPS r:u;~ 105 LA QUESTION SOCIALE DEVANT LES CORPS ÉLUS La Chambre est partie en vacances avec la satisfaction du de,·oir accompli. Elle a, en effet, discuté, voté et digéré !'<:norme gâteau budgétaire. Cc pantagruélique réueil/011 financier n'a pas eu de suites fâcheuses : on ne signale point de mal aux cheveux, ni de pesanteur stomacale, ni d'acidités marquées entre la Chambre et le Sénat, les deux parties essentielles de l'appareil digestif parlementaire. Beaucoup de ceux qui cèli:brent la naissance du mystique enfant J.'.:sus par de vastes ingurgitations solides et liquides ne pourraient catainement pas en dire autant. La discussion du budget n'a pas éti:, cette anni:e, tn:s intéressante. On voubit en finir, car cette loi de finances prcparce par l'ancien ministi:rc ne donnait pas la mesure des intentions, dit-on, réformatrices du ministère actuel. li était trop tard pour procéder à un remaniement. Les rapiéçages dans ces cas-1:i ne ,·aient rien : il faut que les dispositions de détail s'harmonisent avec un certain nombre de pensées directrices. Nous attendons ~[. Doumer au budget de l'annce prochaine, a,·ec l'espérance que les projets de réforme annonci:s à plusieurs reprises viendront au monde sains et vigoureux. Il est difficile de raconter par le menu cette loflguc discussion aride. Signalons, comme incident, l'intervention de Chauvicre ,i propos de l'accaparement des cuirs par un syndicat de financiers. La Chambre a eté obligée de voter .le relèvement des crédits affectés à l'i:quipcment et à la chaussure des troupes, à cause <le l'augmentation considl'.:rabk de prix subie <léji par cet article. Voilà un exemple prob:111tde la néfaste puissance des capitaux coalisés, cmploycs au détriment social par quelques spéculateurs. En attendant, M~I. les bourgeois, admirateurs d'Yœs Guyot et de la société capitaliste, vous
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