LA Rt:\'l.iE SOCIAJ.ISTE 104 ·-------------------------- Le Gru//i (Suisse) les reproduit avec des remarques qui conviennent particulièrement à la Suisse. Elles paraissent dans un journal serbe. Elles sont traduites en italien par M. Gambarotta et sont cditées en brochures par la Lotta di classe (de Milan), avec cette introduction du traducteur Guglielmo Gambarotta : cc Écrire l'éloge de Georges Renard me semble inutile. Ces Le/Ires Socialistes peuvent donner une idce de sa valeur à ceux qui n'ont pas eu la bonne fortune d'assister à ses cours de l'Université de Lausanne ou de lire quelques-uns de ses romans, de ses travaux philosophiques ou de ses articles de journal. Ces Lettres Socialistes, que j'offre en traduction au public italien, ont pour but, comme l'indique l'auteur, de montrer au~ divers groupes sociaux en quoi la question sociale les regarde sp.:cialcment, noble but et pleinement atteint. En France, quand elles parurent dans la Revue Socialiste, oü Renard a succédé à ~lalon comme directeur, ces lettres firent grand bruit. En Italie, clics soulèœront le même int0rêt. C'est cc que je me permets de leur prédire, pour le bien de la cause sainte qu'elles défendent et à laquelle tous nos efforts et tous nos \'œux doivent être consacr0s. » Il fu/ltro sociale de Rome, annonçant une série d'études, cc La Femme », profite de l'occasion pour citer les Lettres, et en même temps pour analyser plusieurs articles de la Revue, entre autres ]'Histoiredu Trade-U11iouisme, de Jules ~lagny; Jea11-Pau.l\{ara/ avant I 789, de Louis Héritier. Der Socia/ist, de Berlin, cite les Lettres en même temps qu'il reproduit des articles de Julien Piogcr (La \'ic et la Pensée). Der So-;;_ialdemokral, de Berlin, en donne le sommaire. Die Fraueubeweg1111g (Le Mouvement féministe), dirigé par J\1Mmcs Minna Gaucr et Lily von Gigycki, nous apporte la traduction de la Le/Ire a11xfe111mes. Le Gionl/1/edegli Eco110111isli donne d'amples fragments des Le/Ires et les soumet à sa critique impartiale, mais peu décidée en fa,·cur du socialisme. G..:nércux sentiments, idées nettes exprimées en une langue classique, mais irréalisables, dit-il en concluant. C'est l'antithesc connue de la théorie et de la pratique. Comment cc qu'on s'accorde à juger juste ne serait-il pas cmincmment pratique? (A rnivre.) PIERRE Boz.
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