754 LA RE\TE SOCIALISTE Heureusement, cette classe marche Yisiblcrncnt Ycrs la chute et la mort. Et, à cc sujet, la séance du 29 noYcrnbre a étc bien intéressante. La putrcfaction bourgeoise s'y est étalée dans toute sa beauté. On y a remue pas mal de linge sale: journalistes chanteurs, fournisseurs de l'État escrocs, la préfecture de police prise la main dans le sac en flagrant dclit de cornplicitl'.: aycc nous ne sayons quels aYcnturicrs du journalisme et de la finance, magistrats et procureurs deYcnus les amis et presque les entretenus <l'un repris de justice, tenancier d'une certaine maison ou les jeux de l'a11101e1trdu bnsnrd se donnent libre carricrc ! C'est un tableau complet digne de tenter quelque Balzac de l'ayenir. Millerand, heureusement rétabli des suites de l'accident qui a inquiet( YiYement ses amis, a fait cingler aux oreilles des coupables le fouet de sa parole Ycngcrcssc et le gouYerncment, comme pour Arton, Cornélius Hcrz et tant d'autres, a solennellement promis, que tous les coupables seraient poursuiYis ! C'est ainsi que le disait Jaures dans sa remarquable conférence de Nimcs (18 noYembre 1894): « Le capitalisme est le régime corrup- « tcur par excellence. Les scandales sortent du sol! Il est impossible de « marcher sur cc terrain fangeux sans être sali par les éclaboussures! ». Nous allons bientôt rctrouYer la corruption et l'incapacité bourgeoises dans le compte-rendu critique de la discussion du budget et constater, à nouYcau, la Yitalité de notre parti en racontant ses luttes pour une meilleure administration des finances du pays. A. Dno:-:.
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