LA REYUE SOCIALISTE LA QUESTION SOCIALE , DEVANT LES CORPS ELUS Tos amis de la Chambre des députes en ,,oudront probablement an chroniqueur de la Revue socialiste; ils lui imposent un traYail croissant, au moment même ou l'espace, à cause de la surabondance des matiércs, lui est parcimonieusement mcnagé. Don signe, malgré la difficulté de tout dire en peu de mots. Mais combien réconfortante est, d'autre part, cette manifestation de Yic et d'actiYité. Il faut que tout cc qui intcresse la démocratie et le pays fixe, de plus en plus, l'attention studieuse du parti socialiste. Sur toutes les questions, l'intervention pour nos amis s'impose comme un deYoir. Puisque le socialisme est integral, rien de cc qui est humain, selon le mot cclébrc de Térence, ne doit lui être ctrangcr. Finances, politique, administration, littérature ou art, instruction et éducation, sur tout, ils doivent diriger l'énil inquiet de leur enquête et la recherche des formules rcnoYatriccs. C'est un monde qui Ya naitre; au traYail donc! afin de discerner les linéaments encore incertains de l'ordre nom·eau et afin qu'aprcs les angoisses de la gestation, la grande accoucheuse des sociétés en travail, comme l'appelle Marx, la force, nous epargne les douleurs d'un enfantement par trop chirurgical. Cette besogne de préparation s'accomplit, pour une part, à la Chambre. Cc fut un événement le rcccnt discours de Jules Guesde, qui, en exposant magistralement les raisons <'.:conorniqucs de la transformation collectiviste nécessaire de nos sociét<'.:s,a d<'.:gag<u'n.:e forte leçon d'instruction et d'éducation populaires. Car c'est la connaissance même de la loi d'cyolution de notre ordre économique, qui pn:parc l'<'.:litc ouvriérc à l'action efficace et, par suite, à l'<'.:conomic de ces tâtonnements sanglants, émeutes ou révolutions avortées. -Les lois d<'.:com·ertes par Marx constituent un magnifique accroissement de la conscienèc sociale ; la société comme organisme cconomique Yivant
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