LA REVUE SOCIALISTE travaillent plus chez elles, qui sont coquettes et ne donnent plus leurs soins au ménage. Ne croit-on pas rêver, en entendant un rnarchand d'aliments tout cuits, comme M. Marguery, prêcher ainsi le retour à l'état de nature, si cher au siècl.e dernier aux disciples de Jean-Jacques, mais dont nous connaissons-aujourd'hui les véritables bienfaits: l'anthropophagie n'est pas l'un des moindres. M. Taulier, plus désireux de YOirla civilisation supprimer la barbare devise : Homo, bo111i1l11i p11s, plus clairYoyant il y a quarante ans que M. Marguery ne l'est aujourd'hui même, complétait sa pensée en ces termes : J'ai ouï dire aussi que la société alimentaire, en rendant le rôle de la femme moins utile, tendait à restreindre son influence. C'est une autre erreur. L'influence de la femme grandira, à mesure que celle-ci parviendra à une position plus libre, plus digne et plus relevée. Maintenant, Messieurs, je vais plus loin : Je crois que nous fondons aujourct'hui toute une réYolution, révolution pacifique et qui s'accomplira :m profit de la santé générale. Cerlaiues industries, qui préparent l'alimentation d'un grand nombre de personnes, seront désormaisstimulées par une large concurrence. Elles sortirn~t de leu1f·uuesle apatbie. Elles augmenteront les quantités, amélioreront les qualités et baisseront les prix . .La consommation s'accroîtra par ces conditions meilleures. Un tel résultat sera une conquête pour tous. Serait-il vrai, A1essie1wqs,ue11ousfassionsaujourd'hui dn socialisme?... Toul ce que je sais, c'est que 11011fasisous une bonne chose. Il y a des mots dont on abuse. Q1t'i111porltaeforme, si lefond est sans reproche?... J'avoue que notre institution est neuve. La nouveauté rencontre des esprits timides et incrédules. Respectons tous les doutes; cependant, plaignons les partisans de l'immobilité, et n'oublionspas que le protrès que 1'01c1o11trarfr s'inslallepar la te111pé!e. Ce 11e soulpoi11tlà de ·i:ai11jems roles, c'est di•l'histoiretrop 111éco111111e. Nous reYiendrons plus loin sur ces vérités, qui devraient être élémentaires, et que méconnaissent encore aujourd'hui tant d'esprits étroits. Pour en finir ayec les débuts de l'Association alimentaire grenobloise, disons que des le 26 janYier le nombre dès sociétaires s'élevait à I ;481. Au début, les curieux affluèrent dans les réfectoires; puis peu à peu ils disparurent et l'œuue ne fonctionna plus qu'au profit de ceux dans l'intérêt desquels elle a été réellement créé_é. PHYSI0!\1O:\IIE ACTUELLE DE L1 ALIME~T AIRE Le 18 octobre 1893, quand les coopérateurs congressistes - aprés une marche forcée de Yingt petites minutes de province, des bords du
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==