RÉFORMES AGRAIRES 681 socialistes feraient partie. N'est-ce pas de l'infinie divcrsitc.':des organisations communales que doit naître l'harmonie uniYcrselle? L'expérience scientifique peut seule dt':couvrir à cc sujet la juste loi. L'exposé des principes gt':nfraux de socialisme agraire doit se borner aux traits qui esquissent à peine l'image de la conception présente et celle des realisations futures possibles. L'individualisme a rompu l'équilibre social. Les~grandes propriétt':s personnelles ne sont pas des ballons que l'on puisse gonfler indéfiniment sans péril; ils vont creyer, s'ils ne sont pas bientôt munis d'un filet qui leur mesure l'espace. Est-il_ possible de conserver encore longtemps un régime social où la plupart des hommes les plus laborieux Yivent dans une situation inférieure a l'organisation instinctive des bêtes? Les travailleurs de la terre mèneront-ils toujours une existence plus précaire et moins prévoyante que celle des insectes qu'ils écrasent de leurs sabots, sans même y prendre garde ? La pensée ne conçoit pas la fourmi sans un morceau de vermisseau, ni l'abeille sans le suc d'une fleur. Comment se fait-il qu'il puisse exister des paysans sans pain et sans huche où le mettre quand ils en ont ? Oui, il faudrait que chaque paysan possédât pour abriter sa famille, une maison ensoleillée pres d'un enclos planté de beaux arbres. Oui, il faudrait que cette propric.':té individuelle ou familiale fût mise à l'abri des erreurs et des vices du tenancier, contre les exactions des contributions de la commune ou de l'État et contre les déprédations successorales à la mort des vieux parents ou de l'ami usufruitier. Oui, il faudrait que cette propriété, sagement limitée, restât indivisible, inaliénable, héréditaire, éternelle en quelque sorte dans ses transformations d'embellissement sans fin et devînt la cellule fondamentale des sociétés de l'avenir, comme l'alvfole où l'abeille dépose son couvain et son miel est la maille irréductible et solide des .ruches égalitaires. * * * ((). - LES PARTIES DU SOL OU SONT CULTIVÉS LES PRODUITS NÉCES· SAIRES AUX AGGLOMÉRATIONS HUMAINES, CONSTITUENT LA PROPRIÉTÉ COMMUNALE COLLECTIVE ET EXCLUSIVE DE TOUS LES TRA VAILLEURS ASSOCIÉS POUR EXPLOITER CES ,VASTES ÉTENDUES DE TERRITOIRE, Les socialistes ne sont pas seuls à reconnaître la nécessité de modifier profondément la tenure actuelle du sol; c'est l'avis des agronomes. On ne ferait <lonc que suivre la voie indiquée par l'idée de progrcs en associant, sons une forme coopcrative ou communale,
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