LA REVUE SOCIALISTE Il est toujours puéril de présenter par aYalllce l'esquisse ayec coupe et profils d'un palais social chimériquement bâti dans les rêves <.i'avenir meilleur. Qui donc peut se flatter de pressentir les découvertes scientifiques de demain, dont les consequences révolutionneront à nouveau les rapports entre le Capital et le TraYail ? La sotte prétention d'ériger un systéme sectaire étant écartée, nous prendrons la liberte de commenter certains principes fondamentaux qui devraient, à notre humble avis, servir de base aux réformes agraires dont les -socialistes peuvent réclamer la réalisation, avec la certitude de ne pas poursuivre une utopie. En examinant les uns après les autres ces principes par l'adoption <lesquels la propriété individuelle se combinerait à la propriété collective, nous espérons pouvoir démontrer par des exemples tirés de l'histoire et par des faits de géographie politique contemporaine que les mêmes principes ont été déjà, ou sont encore, appliqués a,·ec succès sur divers points du globe. Les quatre formules que nous allons indiquer doivent être commentées avec le plus large esprit de conception synthétique, et 11011 d'après le sens étroit des mots; elles résument les expériences . ,déjà faites "des apprbpriations du sol; il faut y joindre l'espérance d'applications moins imparfaites et d'adaptations nouvelles scion les -divers climats et scion les goùts des races différentes, au fur et à mesure des progrès de la science agronomique et de la morale .altruiste dans chaque peuple et dans chaque commune. * * * (.A). LE DE\·om ALTRl:ISTE RÉGULIÊRE~IENT REMPLI POUR ASSURER LA NOURRITURE ET LE BIEX-ÊTRE AUX ENFA:'.\TS D'UNE SEULE MÈRE EST LA SOURCE DU DROIT, A LA PROPRIÉTÉ PERSONNELLE ET HÉRÉDITAIRE D'UNE PORTION INALIÉNABLE, IKCESSIBLE ET IXDI\'IDL'ELLE DES DOMAINES COMMUNAUX. Comme base première du droit à la propriétl'.: priYée d'une seule maison avec jardin, ou d'un logement avec verger, ou de toute autre habitation avec parcelle de terre d'une contenance plus ou moins ·grande scion le genre de cultures, le degré de fertilité des terres et le •chiffre des habitants du territoire de chaque commune, nous propo- ·sons le devoir paternel régulièrement rempli, parce que, quelle que -soit l'organisation du groupe familial, ce devoir reste et restera la ver~u primordiale des sociétés humaines. Celui qui n'a pas ·le respect de la fonction maternelle est un monstre moral ; son cas est pathologique et relève de la médecine
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