PARASITISME ORGANIQUE ET PARASITISME SOCIAL 55 PARASITISME ORGANIQUE ET PARASITISME SOCIAL ( 1) Nous résumons, dans les pages suivantes, l'étude qui a paru sous ce titre dans le Bulletin scientifique de la Frm1ce et de la Belgique, publié par M. A. Giard. Le parasitisme co11sùte Ir vivre aux dépens d'un être, sa11sle détru-ire et sans lui re11rlrede services. Tandis que le parasite se borne à exploiter l'hôte dont il tire sa substance, le prédateur détruit la proie qui le nourrit, ne vivant que de la mort de celle-ci: L'cchange de services entre deux êtres se nomme mutualisme. Dans le domaine organique, on distingue plusieurs sortes de parasitismes : 1° le parasitisme de 1111tritio11; 2° le parasitisn1e par emprunt de la force; 3° le parasitisme de livrée. 1° Le parasite de nutrition peut dériver d'espèces qui pourvoient à leur subsistance de l'une ou de l'autre des manières suivantes : a) En empruntant directement leur nourriture à la matière inorganique (holopbytis111e). C'est le cas du gui, qui prend à son hôte, le chêne, l'eau et les éléments inorganiques provenant du sol. b) Eu utilisant pour son entretien des détritus (saprophytisme). Ainsi procèdent la plupart des champignons. c) En détruisant un autre être pour en tirer sa vie (prédatisme). Disons en passant, et sous forme de remarque, que les parasites qui vivent aux dépens des animaux offrent une complexité organique plus ou moins grande, selon le moment auquel ils empruntent la (r) Jean Massart et Êmile Vandervelde, Parasitis111eorga11iq11eet Parnsitis111seocial. Bruxelles, L:uucrtin; Paris, G. Carré, 1893.
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