La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LA REVUE SOCIALISTE nourriture à leur hôte. Pour n'en donner qu'une preuve, les animalcules qui vivent dans le sang sont dépourvus de tout appareil digestif, le sang étant très absorbable, sans qu'il soit besoin d'un dispositif spc':cialpour le digéi-er. Quant au degré du parasitisme, il dépend toujours de la somme d'efforts dont le parasite parvient à se dispenser. 20 Il y a parasitis111pear e111pru1d1et la force chaque fois qu'un être emprunte à un autre une partie de sa force physique. Les remoras, qui s'amarrent au flanc des requins, sont comme les plantes grimpantes qui s'accrochent aux tiges voisines, des parasites par emprunt de la force. 3° Lorsqu'un être en imite un autre, le copie, le mime par sa forme, ses couleurs, dans le but de tirer quelque avantage de cette ressemblance, il y a parasilis111dee livree 011 parasitis111me i111étiq11e. En dernière analyse, le parasitisme mimétique aboutit à l'honiocbromie, • c'est-à-dire à l'emprunt par certains organismes de la teinte générale du milieu inorganique dans lequel ils vivent (transparence presque absolue de la faune pélagique). Résumons-nous en constatant qu'il ressort de l'c':tude attentive des rapports entre les exploiteurs et les exploités, les parasites et les parasites, que : I) Dans le parasitisme de nutrition, la victime doit être plus grosse que celui qui en vit; 2) Dans le parasitisme de support, elle doit être plus forte; 3) Dans le parasitisme de livrl'.:e, l'espèce mimée doit compter un plus grand nombre d'individus que l'espèce mimantc. Nous voici amenc':s à envisager l'évolution du parasitisme. Pareille question relève surtout de la 111orphologic ( comparaison du sujet avec les types voisins) et de l'embryologie ( étude du développement individuel). Sans nous attarder longuement à établir la genèse du parasitisme, sous ses différentes formes, nous nous contenterons de citer le fait suinnt, exemple où nous verrons le parasitisme se présenter à nous comme une transformation de l'holophytisme. Chez un grand nombre de plantes japonaises, les feuilles portent des taches dépourvues de chlorophylle et formant avec les parties vertes une espèce de panachure. Les cellules de ces parties décolorées l'.:tant impropres à opérer la synthèse organique, vivent par conséquent en parasites des parties nrtcs de la plante. Avant de passer à l'c':tudc du parasitisme social, il nous reste à nous occuper de deux points également intéressants : l'i1,jl11eJ1dcec la vie parasitaire sur leparasite, et l'injlueuce du parasitisme rnr leparasité.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==