La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

L'Ul\lON Il\TERPARLEMENTAIRE' Il est inutile d'insister sur l'importance qu'auraient soit, le Yœu que renferme la première de ces motions, soit la recommandation qui fait l'objet de la seconde, s'ils entraient dans le domaine des faits par une propagande actiYe au sein des parlements. La conférence est é\-idemment sortie ici du cercle des déclarations yagues dans lequel se mouvaient ses premiéres résolutions. Dans le même ordre d'idées pratiques, elle a Yoté une fort belle adresse à la presse, en yue d'inspirer aux journaux « cet esprit de modération et de sagesse, ce ton de calme réflexion et de courtoisie qui contribueraient plus efficacement que tout autre moyen a l'apaisement des questions irritantes i>. * * * Les renseignements, trop concis, peut-être, que nous Yenons de fournir sur l'actiyité des cinq premiéres· conférences, témoignent d'une marche prudente de cet organe des idées de la paix et de l'arbitrage dans les parlements d'Europe.· Comme le constate sa reYue, La Conférence111te1parleme11taire, qui paraît a Berne depuis le mois de juillet 1893, non seulement on discute dans ces réunions a ·1afaçon des parlements, mais encore on·exclut des débats toutes les questions p11re111etubtéoriq11ese, n limita11tles résolutions a11~sujets susceptiblesd'être portés utilement deva11tlesparleme11tseu1·0pée11s. Il ·est incontestable que ce rouage dans le mouYement pacifique a sa,fonction spéciale et qu'il ne peut que gagner en importance a mesure que les autorités législatives comprendront mieux leur mission, qui est d'interpréter auprés des gouvcrneme~_ts les Yœux populaires et de les leur imposer même quand elles le peuvent. S'il était permis de comparer a un parlement les organes de l'œuvre de la paix, nous dirions que les congres annuels en sont la Chambre des députés et les ·conférences interparlementaires le Sénat. ÉuE DucomrnN.

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