556 LA REVUE SOCIALISTE II Cette deuxie111eco11fére11ce, ounrtc le 22 juillet par lord Hcrschcll, membre de la Chambre des lords, fut présidée par M. Stanhope, membre de la <Ihambre des communes. Elle comptait cent seize adhérents présents, tandis qu'un grand nombre s'étaient fait excuser, entre autres les ministres français Ribot, Barbey, Fallicres, le général Campcnon, le professeur Virchow, le comte Arnim, M. Crispi, le président du conseil d'État espagnol, le ministre de la marine d'Espagne, le président du Parlement grec, le prcsident du Sénat portugais et le président de la Chambre des députés du Danemark. Les parlementaires amis de la paix se trounicnt donc en bonne et nombreuse compagnie. On remarqua surtout la prcscnce des représentants de l'Allemagne et de l'Autriche, qui arnicnt fait défaut dans la premicrc conférence. En rcYanchc, le Congres des États-Unis resta sans délégués, parce que sa session n'était pas terminée. Il est à remarquer que le Comitc d'organisation de la conférence aYait reçu communication officielle de la motion suivante du r r juillet, proposée par le comité italien, signce, entre autres, par M. di Rudini, acceptée par M. Crispi au nom du gounrnemcnt et volée à l'u11a11i111ilé par la Chambre italienne : La Chambre, se conformant à ses précédents et pour en accroître l'efficacité dans l'intérét des finances, de l'économie et de la diminution progressive des dépenses militaires, engage le gouvernement à propager autant que possible l'idée de soumettre à l'abitrage le règlement de tous les différends qui pourraient surgir entre les nations et d'en consacrer l'adoption au moyen de traités permanents et généraux d'arbitrage ou de clauses spéciales dans les traités particuliers de commerce ou autres. En annonçant l'adhésion du gouYerncment à cette motion, 1\1. Crispi, premier ministre, avait prononcé au sein de la Chambre italienne les paroles suiYantcs : « Depuis trois a11sque je suis au pouvoir, j'ai cberc/Jépar l011sles 111oye11s à asrnrer lapaix; je profite de cette occasion pour remercier un homme d'État qui, il y a quelques jours, reconnaissait mes aspirations pacifiques. Toutefois, il ne faut pas se bercer d'illusions; les circonstances ne sont pas aussi propices pour le maintien de la paix en Europe qu'en Amérique. L'ave11irappartient ti 1'11;-bitrageeuropéen; pour le moment, l'homme d'État ne peut que pré\·enir une explosion lorsque la guerre dcYicnt imminente. Le mot d'ordre « paix » sera porté à tous les congr<'.:spar l'Italie et si jamais je puis empêcher la guerre, je crois que je remplirai un devoir en
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