La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

L'UNION INTERPARLEMENTAIRE 555 à Paris le 31 octobre 1888. Elle prit acte des premil'.:res dcmarchcs faites et décida : 1° que la préccdente délibération serait transmise aux gouvernements des États-Unis, de la Grande - Bretagne et de la France; 2° qu'un appel serait fait à la presse et à l'opinion publique à l'effet de seconder ce mouvement; 3° qu'on ne négligerait aucune occasion de ramener sur la question l'attention des Parlements; 4° qu'on iiwiterait à une réunion en 1889, non seulement les membres des Parlements des trois pays, mais encore ceux des autres Parlements qui se seraient fait connaître par leur dévouement aux mêmes idées. Le Comité exécutif, composé des personnes désignées ci-dessus, s'assura les adhésions de « parlementaires » de différents pays, convoqua la première Colljérwce régulière, à Paris, pour les 29 et 30 juin 1889 et prépara son ordre du jour. Neuf États y furent reprcsentés par quatre-vingt-dix-huit membres de Parlements, savoir : \ . la Belgique, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l'Italie et la Rcpublique de Libéria. M. Jules Simon ounit la conférence , que présida ensuite M. Fred. Passy avec le concours de M. Ph. Stanhope, député anglais, du marquis Alfie1;i de Sostegno, sénateur italien, et de M. Whiting, député aux États-Unis. La conférence co1ifirma ce qu'avait fait la rcunion préparatoire, constata un mouvement croissant d'opinion en fayeur des idces de la paix, et formula des Yœux dans le sens du réglement de tous les diffcrends internationaux par l'arbitrage. Les voies et moyens étaient indiqués un peu vaguement, comme il convenait à une institution naissante de pacification internationale. On recommandait cependant la conclusion de traités d'arbitrage permanent partout où les circonstances _paraissaient favorables, et dans les autres cas l'admission d'une clause spéciale d'arbitrage pour l'exécution et l'interprétation des traités particuliers de commerce, de proprictc littéraire, etc. On s'adressait aussi aux' électeurs en les invitant à diriger par leur choix la politique de leur pays dans le sens de la justice, du droit et de la fraternité des peuples. Au point de Yue de l'organisation, l'on décida qu'une nouvelle conférence aurait lieu par les soins d'un comité. Celui-ci fut en même temps chargé de réunir tous ses efforts pour dissiper les malentendus qui pourraient se produire dans l'intervalle, en faisant au besoin appel à l'opinion publique. Ce Comité fut composé de quarante membres et autorisé à se compléter en s'adjoignant encore neuf collègues, afin que toutes les nationalités fussent représentées dans son sein. Il décida que la deuxième conférence ir:terparlementaire se réunirait à Londres en 1890. \

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