La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

L'U:-.IO:-. INTERPARLEME~TAIRE 557 le faisant. Je prie la Chambre de \'Oter la motion, reconnaissant qu'elle est l'expression d'une noble espérance que l'aYcnir rcaliscra ». Il est bon de ne pas oublier des déclarations si catcgoriqucs. Du reste, M. Crispi s'était fait excuser, par lettre du 18 juin, en déclarant que le but de la conférence était digne de louange et en exprimant ses vœux sincercs « pour le succes d'une entreprise de si haute importance politique et humanitaire >>.A l'occasion de cette lettre, le cclèbre député anglais Bradlaugh a\'ait fait obser\'cr que« le plaisir qu'il ressentait en entendant le premier ministre d'Italie approuYer les efforts de la confcrcncc aurait été plus grand encore si M. Crispi aYait promis d'employer son influence à mettre un frein aux ri\'alitcs dans les armements qui pesent si lourdement sur le peuple italien>>. La situation de l'Alsace-Lorraine faillit, dans cette confcrcncc, diviser les groupes interparlementaires; mais on finit par s'entendre sur une résolution recommandant l'institution, dans chaque pays, d'un Comité parlementaire en vue de faciliter l'échange des idées et l'exaJ11e11 des causesde disswli111wlsdès leur origi11e. Les autres résolutions de cette deuxième confcrcncc reproduisent à peu pres celles de la prcmierc quant aux traites d'arbitrage et aux clauses arbitrales dans les traités de commerce et autres. Dans les circonstances telles qu'elles se présentaient alors en Europe, la conférence interparlementaire ne pou\'ait guérc prendre des decisions entrant dans le vif des questions; clic consolidait l'edificc conçu en 1888, et dont les prcmiercs assises a\'aicnt éte posées à Paris en 1889. Au point de yue de son organisation, clic se borna à nommer une commission d'initiatiYc pour la troisierne conférence, :'t la tête de laquelle clic appela les adhérents italiens: Alfieri di Sostcgno, Bonghi, Villari, Mazzoleni, Bianchcri, Fabbrizi et Ruspoli. III La troisie111ec011féreucei11/erparle111wtaire eut lieu à Rome du 3 au 7 novembre 1891. Elle fut plus frcquentée que les deux premières et compta des reprcsentants de seize États. Plusieurs centaines de députes se trouvèrent réunis dans la grande salle du Capitole, sous la présidence de M. Biancheri, président de la Chambre des députés italienne. Des paroles de paix furent prononcées par M. Biancheri, par le duc de Sermoneta, syndic de Rome, puis par MM. Baumbach pour l'Allemagne, le comte de Douville-MaiHefeu pour la France, Ph. Stanhope pour l'Angleterre, le baron Pirquet pour l'Autriche, le comte de

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