554 LA REVUE SOCIALISTE L'UNION INTERPARLEMENTAIRE I Dans un Congres international des Socictés de la Paix, tenu à Paris en 1878, un publiciste français, M. Edmond Thiaudiére, champion résolu des idces de paix et d'arbitrage entre nations, avait émis l'idce de la formation d'un parlement inteniatio11al et subsidiairement celle de la convocation de congres auxquels les législateurs sympathiques à l'œuvre pacifique enverraient, de chaque pays, des dclcgations officieuses. Ces réunions devaient avoir lieu extraordinairement, lor~qu'il y aurait utilité à cc qu'un avis fùt donné sur quelque conflit international. « Sans doute, expliquait M. Thiaudicre, les décisions de ce Parlement européen, recrute officieusement, ne seraient pas de nature i engager d'une maniére directe les gouvernements; mais l'influence qu'elles exerceraient sur l'opinion publique se répercuterait sur les gouYernernents et orienterait leur politique. » Quelque p1·atique qu'elle semblàt, cette idée resta dix ans à l'état de simple Yœu. Une proposition -ayant été soumise en 1887 au Congres des États-Unis pour inviter le gouvernement à conclure un Traité d'arbitrage avec la Gra11de-Brelag11e, deux cent soixante-dix membres du Parlement anglais s'engagérent à appuyer une proposition analogue auprt'.:s du gouvernement de la reine, et cet exemple fut suivi par plusieurs membres du Parlement français, qui engagérent le ministre des affaires ctrangcres de France à entrer dans la voie tracée par leurs collégues d'Angleterre. Il rcsulta de cc mouvement la conYocation d'une assemblée de membres des Parlements d'Angleterre· et de France, par les soins de MM. Fré<l. Passy, sir Georges Campbell, Cremer, Jules. Gaillard, Burt, Provaud, Schwann, Jules Simon, Siegfried et YYes Guyot. Cette assemblée, appelée Couférenceinlerparle111wtaire, eut lieu
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