504 LA REVUE SOCIALISTE Et, fort de ces nouvelles et précieuses adhésions à son programme et à s·a tactique, k Parti ouvrier ne peut que confirmer les résolutions de ses Congrès précédents et recommander aux travailleurs de France, comme moyens indispensables de salut : r0 L'organisation syndicale ou corporative pour la sauvegarde de leurs intérêts immédiats; 2° L'organisation politique:: pour la prise de possession du gouvernement et l'affranchissement définitif du travail et de la société. ' * * * Le Co11grèdse la Fédératio111alio11adles Sy11dicalsel groupes corporatifs. - C'est au nom de l'Union ounière socialiste que _cc congrès purement corporatif fut convoqué, et la désunion y régna. . Il s'agissait de sceller entre la « Fédération des Bourses du traYail » et la« Fédération nationale des syndicats» un pacte d'union et d'entente où seraient enfin délimitées les attributions respectives de chacune d'elles. Et pour faciliter l'organisation de cette marche parallèle, l'on ne devait faire aucune allusion ni à la politique, ni à la rivalité des diverses écoles socialistes. Mais, la politique étant la tram_e dont est tissu même le mouyement économique et réciproquement, l'on parla politique et, conséquence logique, les riYalités d'écoles se firent nécessairement jour. Malheureusement, l'aigreur des orateurs ou des interrupteurs dégénéra parfois en injures. Et plusieurs délégués, dits marxistes ou guesdistes, crurent devoir ne pas assister aux dernières séances. i\lais nous n'ayons pas à insister sur ces différends. De même que les organisateurs d'un congrès d'union ne deYraient inscrire à l'ordre du jour que des questions où aucun désaccord flagrant n'est à craindre, de même le deYoir de tout publiciste socialiste est de jeter un Yoile sur les mobiles avoués ou cachés de la désunion. Nous nous bornerons donc .à relater que la grèYe générale fut surtout défendue par les socialistes dits « Allemanistes », et combattue par les socialistes dits « Guesdistes », et que le triomphe du « Parti om-ricr socialiste ré\-olutionnaire » sur le « Parti ounier » a eté dù à l'appoint que lui apportèrent la plupart des « Broussistes >l et des « Indépendants ». Le principe <le la grèYc generale, en tant qu'i<leal de solidarite ou Hière, formule re,·olutionnaire et puissant moyen d'action, fut voté par 65 YOixcontre 3ï et 9 abstentions. Avant le Yotc, les arguments des deux opinions en présence furent très bien resumés par les citoyens Dclcluze, Roussel , Raymond LaYigne, etc ... , et par les citoyens Briand, Pelloutier, Poulain, Lhennitte, Riom, etc ... Puis, au no:n de la Fédération nationale des syndicats, le citoyen Delcluze est Yenu lire la déclaration suiYante :
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