La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LESDEUXENFANTS 451 Il Je fourre dans sa poche et se sauve. M. DE GAUGE, courant apres lui. - Veux-tu rendre ça bien vite, voleur? CHARLES, coura11tà la suite. - Voleur! Mme DE GAUGE.- Mes domestiques ne le laisseront pas sortir. Voyons cependant. Elle court à la fenêtre et l'ouvre. Mais non ! voilà déjà le petit dans la rue ! - Il se sauYe ! - Criant : Au voleur! Arrêtez-le ! - Ah ! des gardiens de la paix lui barrent le chemin ! - Mes gens le rejoignent. - Ils lui reprennent le porte-mon11aie. - Le Yaurien est emmené au poste. - Quelle foule! Rentrent M. de Gauge et Charles. M. DE GAUGE, à sa femme. - L'affaire du petit bonhomme est claire ! Tu as vu ? CHARLES-. Nous aYons eu raison de faire arrêter le voleur, n'est-ce pas, maman? ?v{mcDE GAUGE-. Oui, mon Charles, tu as déjà l'instinct de la justice. En l'embrassant : Tu ne te déshonorerais pas, toi ! VI La nuit. - Décor de la scène I. M. DE GAUGE, à safemme. - Mais rentre donc dans ta chambre! Il est tard, la soirée est fraîche; je te rejoindrai aussitôt qu'il sera venu. MmeDE GAUGE-. Non, je veux l'attendre ici. Je suis inquiete. M. DE GAUGE-. Tout de suite des fantômes! Tu voudrais que ce grand garçon fût toujours à tes côtés comme une fille! Songe que nous venons de fêter sa majorité. MmeDE GAUGE-.'- Oui, maintenant mon Charles est un homme ! M. DE GAUGE-. Tiéns ! le voici justement qui monte le perron. MmeDE GAUGE, courant au devant de Charles. - Ah ! j'étais èffrayée ! CHARLES-. Un retard bien naturel. Le train manqué, Yoilà tout. M. DE· GAUGE.- Ta mere voulait déjà faire publier cette annonce : récompense honnête à celui qui ramènera un fils perdu ! CHARLES, bas à M. de Ga11ge. - J'ai à te parler.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==