La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

452 LAREVUESOCIALISTE MmeDE GAUGE-·. On ne commande pas a ses nerfs ! Enfin, maintenant je puis rep9scr tranquille. Bonne nuit, 11101{ enfant. CHARLES-. Bonne nuit, maman. Ils s'embrassent. MmeDE GAUGE, à son 111ari. - Tu ne Yicns pas? M. DE GtUGE. - Je te suis. :t-Jm• de Gauge sort par la porte de droite. CHÂRLES-. Sais-tu qui je Yicns de rencontrer a la gare ? Du moins, si ce n'est pas le personnage, il lui ressemble fort. M. DE GAuç;E.- De qni parles-tu ? CHARLES-. Du voleur que nous ayons fait arrêter il y a neuf ans. M. DE GAUGE._:_ Ton quasi-frere de lait? CHARLES-. Au diable cette fraternité ! M. DE GAUGE-. Mais puisqu'il est en prison? CHARLES-. Il doit en être sorti. Il a été condamné a rester dans une maison de correction jusqu'a l'âge de Yingt-un ans. Donc ... M. DE GAUGE.- C'est nai ! Après tout, qu'est-cc que cela nous fait? CHARLES-. Rien. Néanmoins, je n'ai pas Youlu en parler dennt ma mere. M. D.EGAUGE.- Tu as bien fait. Elle s'effraye de tout. Tu n'as pas autre chose a me dire ? CHARLES-. Mais non. M. DE GAUGE.- Alors, Charlot, plonge-toi dans les bras de Morphée. CHARLES-. Bonne nuit, père. Ils échangent une poignce de main. M. de Gauge sort par la porte de droite ~t Charles par la porte de gauche. \'II Même décor. Philippe et Guillou entrent par le perron. PIIILIPPE.- Comme !'mur était haut ! GüILLOU.- Nous n'l'aYons pas escaladé sans tirage. Maintenant, nous pouYons nous esbigner par la porte du jardin. PHILIPPE.- Nous aYons du toupet tout d'même. Guruou. - Pas tant ! ils pioncènt tous. PHILIPPE.- C't'égal, j'aimerais mieux Yivre en turbir1ant. Guru.ou. - En as-tu trouYé, du turbin ? Moi, j'Yeux.du poignon. Mais n'jaspinons pas dans c'te boite.

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