La Revue socialiste - 1894 - Tome XX- vol 02

LA VIE SOCIALE,LA MORALEET LE PROGRÈS 4 33 LA VIE SOCIALE, LA MORALE ' • ET LE PROGRES ESSAIDE Co:-.CEPTIONEXPÉRIMENTALpEa,r le Dr JULIEN PIOGER (1) La Yaste syntht'.:se philosophique à laquelle le docteur Pioger a déjà consacré deux ouHages : Le Mo11dpehysique et La Vie el la Pe11sée, Yient d'être complétée par l'apparition d'un troisit'.:me volume qui a pour objet la Vie Sociale, la Morale et le Progri:s. Chacun des livres précédents a été soigneusement. analyse dans cette Revue, et il sera facile à nos lecteurs de se remémorer l'idée maîtresse de ces traYaux et la haute generalisation à laquelle l'auteur est amené par l'analyse des conclusions ultimes des diYerses sciences-: Après aYoir pcnétré jusqu'aux plus subtiles inductions de la physique, de la chimie et de l'astronomie au sujet de la constitution intime de la matière, notre collaborateur montre que la matcrialité se réduit à un simple rapport d'objectiYité, qu'il oppose à l'idée illusoire de substantialitc des métaphysiciens. Puis il montre de même que l'idée que nous pouYons nous faire de la Yie doit être cherchée dans l'interpn'.:tation des données de • la biologie. Il en est de même pour les phenoménes psychologiques qui se trom·ent aussi débarrassés de tous les brouillards de l'abstraction ontologique. De sorte qu'il résulte de cette vaste enquête à traYers le dom;iine scientifique tout entier, que la loi des choses la plus large, c'est la loi de solidarisme ou de solidarité. Il restait> à prouYer que ce principe est aussi celui de la Yie sociale, qu'il forme la condition essentielle de toute société. C'est à quoi est consacré le troisième Yolume, dont nous allons donner un résumé succinct. (1) Félix Alc:m, I YOI. in-8°, S fr.

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