L'~SSURANCOEBLIGATOIREN ALLEMAGlŒ 431 autant. » Il y a, en effet, une solidarité sociale qui s'impose. Les faits ont répondu à l'objection: l'Allemagne, l'Angleterre sont entrés résolument dans b Yoie. Dès lors, la Belgique n'a plus eu de raison pour ne pas suhrrc. Le professeur Dejacc, de l'Université de Liège, a été un des plus ardents promoteurs de l'assurance d'État. Des projets de loi, modelés sur la loi allemande, sont à l'étu?e. HOLLANDE-. Rien de précis n'a été .fait en Hollande. Pourtant il faut noter quc la commission parlementaire de 1887 a exprimé le Yœu . que l'État pût intcrYenir dans l'assurance contre la maladie, les accidents et la Yicillessc. En mai 1893, le gouYerncment a manifesté son intention de dépos-er un projet de loi d'assurance obligatoire contre les accidents. SUEDE.- En 188-t,, une commission parlementaire fut chargée d'étudier la question de l'assurance obligatoire contre la maladie, les accidents et la Yieille~se. En 1893, 8 anil, un projet de loi a été déposé. NORVÈGE.- En 1885, une commission fut chargée, comme en Suède, d'étudier la question sociale. Elle fonctionna jusqu'en 1890. Elle se prononça plus résolument encore qu'en Suède pour l'assurance d'État. DANEMARK-. Après l'Angleterre, dit-on, le Danemark est le pays d'élection de la non intcrYention, de l'individualisme, de l'initiative privée. Les lois dites des paunes y furent, en effet, plus rigides qu'ailleurs. Les secours reçus de l'Assistance publique, sous forme d'entrée au \Vorking-House et sous tout autre, privaient le récipiendiaire de ses droits de citoyen. En 1891, cette mesure fut atténuée. On distingua les dignes et les indignes. Ce fut un grand progrès : Ne furent plus priYés de leurs droits que les vieillards pourn1s d'un casier judiciaire sérieux. Pourtant un grand mouYement d'opinion s'est fait, grflce à la remarquable presse socialiste du Danemark, une des plus vaillantes de l'Europe. Comme en Angleterre, l'opinion publique se prononce de plus en plus pour l'assurance d'État. On commence à être frappé de ce fait, mis en lumière par d'excellentes statistiques, que les sociétés de secours mutuels ne sont, au fond, que des sociétés en participation de bénéfices. On n'y trouve que des patrons, des entrepreneurs, de gros propriétaires fonciers. C'est excellent, mais cela ne répond pas au but. Aussi la dernière commission, 1893, a-t-elle hautem.ent reconnu ql!e les sociétés actuelles étaient un leurre et proposé nettement l'assurance obligatoire. On fait pourtant une distinction entre l'assurance obligatoire proprement dite (Kassenzwang) et l'obligation de s'assurer (Zwangskasse). La première est l'assurance d'État, la seconde est l'assurance libre sous le contrôle de l'État. SUISSE.- La Suisse est un des pays les plus intéressants au point <l'e vue de l'assurance obligatoire. Elle offre une infinie Yarièté de tendances q1.ü réussissent pourtant à prendre corps. Comment? Grâce à
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