L'ASSURANCE OBLIGATOIRE EN ALLEMAGNE 421 l'une à la charge de l'État, ou plutàt de l'Empire, l'autre à la charge des sociétés diYerses. Les fonds Yiennent, dans des proportions inégales, de l'Empire, comme on l'a Yu, puis des employeurs et des employés. Il y a des offices d'assurance, cn'.:és par le gouvernement avec l'assentiment du conseil fédcral. L'Allemagne est divisée à cet effet en 3r districts, chacun sous l'action d'un office d'assu11ancc. Les pensions doivent être demandées; l'office d'assurance décide en premier ressort, le bureau impérial, en dernier. La loi à l'amure. - On ne peut mieux. s'en rendre compte qu'à l'aide de tableaux statistiques sur des cas particuliers. Ces monographies montrent que, malgré l'impopularité (chose étrange et pourtant vraie) de l'assurance obligatoire, clic a produit des résultats dignes de l'attention des pournirs publics. Si l'on se reporte à la classification ctablie par la loi, on Yoit que les associations libres (Hülfskassen) sont en baisse, que les associations de fabrique, de chantiers, de guilde, miniéres, ont une tendance à se subordonner aux associations locales (Ortskrankenkassen), lesquelles dcYicnnent de plus en plus prospércs. Les associations communales sont moins recherchées. V L' ASSURAl\CE OBLIGATOIRE ET L'OPil\IOJ:\ PCBLIQUE Qu'est-ce que l'opinion publique? Comme on ne peut sonder les cceurs et déployer les ccrYcaux, force est bien de s'en tenir aux opinions exprimées par les journaux ou manifestées par des votes sur un programme défini. A cc point de nie, l'opinion publique, on doit s'y attendre, est loin d'être unanime. Il es_td'usage de distinguer entre les principes de la législation et la pratique. Cet usage est peut-être absurde ; il faut pourtant le prendre comme il est. De toutes parts, en Allemagne, on dit : « Le principe est excellent, l'application est pleine de difficultés». Qui en doute ? Pourtant on s'aperçoit, à l'essai, que cette masse dl': difficultés de detail peut être considérablement allégée par l'acceptation sans mesquines chicanes du principe même de la loi. C'est un cercle vicieux : on accepte le principe, et par tous les moyens possibles on en rend l'exécution impossible ; on triomphe alors_en opposant la théorie à la pratique. Cette opposition part de deux côtés. La loi a deux sortes d'adver:;aires : les économistes, qui sont hostiles à tout essai de.:socialisme d'État ou autre; .les intéressés eux-mêmes qu;'.) tout appareil de statistique, d'administration effraye. Mais cette derniére opposition diminue de jour en jour, parce qu'ici il ne s'agit pas
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