LA REVUE SOCIALISTE <luisit une profonde impression. L'empereur déclarait, au nom du Christ et de Dieu, que sa mission était non seulement nationale mais sociale. Il parlait de capital et de traYail. Il imposait en quelque sorte le projet de loi qu'il faisait sien. Il en faisait une solennelle affaire personnelle. Le bill devint loi le 3r mai 1883, par une majorité de 117 \'Otes. Cette majorité, on ne peut guére le nier, fut cnlen~e à la force du sceptre, on ne peut pas dire du sabre, puisqu'il ne fut pas un moment parlé de gloires militaire ou nationale, rien que le plus pur esprit du christianisme triomphant, à la façon de Constantin. Au fond, il n'y eut pas de discussion. Il n'y eut qu'un « ·Dieu le veut ». Cette discussion approfondie n'aYait pourtant pas manqué: clic était l'œunc ancienne des socialistes proscrits. II LA LOI DE L' ASSURA:--CE OBLIGATOIRE CONTRE LA MALADIE Cc fut la première qui fut mise en discussion et \'Otée. Logiquement clic dcYait Yenir après la loi d'assurance obligatoire contre les accidents, cette dcrniérc étant de beaucoup la plus mûre et la mieux préparée. Les différwles nssocinlio11qsui rwlrenl s011sla loi. - Le principe de la loi étant connu, admis, et dans la circonstance imposé, le travail était un traYail de classification. Rentrent sous la loi d'assurance obligatoire tous ceux qui sont employés dans les mines, carriércs, usines, chantiers, métiers mécaniques, études de notaire et autres, compagnies d'assurances, postes et télégraphes, administration de l'armce et de la marine. Telles sont les principales ·catégories énumérées, il y en a d'autres. L'énumération est donnée comme provisoire et comme deYant plus tard se compléter à mesure que les moyens pratiques en seront fournis; c'est la ferme intention du gouvernement d'ctendrc le bénéfice de la loi à toutes les classes de traYailleurs, hommes et femmes. Cette déclaration fut plusieurs fois répctce au cours des débats. Les exceptions furent cxpliquces. On note que les exceptions admises ne le sont que proYisoircmcnt et par des raisons d'impossibilité pratique pour le moment. L'avenir est n'.:scrYé. De même le contrôle de l'Etat ne supprime pas les sociétcs existantes. On verra que la rcpartition des responsabilités pour l'assurance entre l'Empire, les États, les communes, donne beaucoup de flexibilité à la structure gcnérale de la loi. La loi dresse les principaux cadres dans lcqucls dcnont rentrer et s'ajuster toutes les socictcs d'assurance: r) associations communales
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