REVUEDES RE\"UES Dans la REVUEDES REVUES(n° du 1er août) deux articles sur ce sujet. L'un de M. Charles Roux sur les Survivn11cesde l'Etal sn11vnge. Ces surviva·nces dans les mœurs sont surtout frappantes en ce qui concerne le mariage, l'idée de \'engeance, les vêtements. La fête nuptiale, par exemple, « a certainement une origine dans le repas qui accompagnait jadis ~a conclusion du marché matrimonial, oü l'on mangeait en commun une partie des objets apportés en paiement par le fiancé. La dot a également la même cause. PrimitiYement, le prix payé fut remplacé par des présents, retournés au flancé ou remis à la jeune fille ». Quant à la \"engeance, embryon de l'idée de justice moderne, ne la retrouve-t-on pas aujourd'hui encore, sans parler de la \'endetta corse, dans l'expression si fréquemment employée de « Yindicte publique ,, . Ce sont les surviYances religieuses que M. Georges Lefene étudie à l'état de superstitions. Dans ses pages sur la France superstitieuse, des documents curieux, comme ceux-ci par exemple : « Les recettes des entreprises de transport (chemins de fer, omnibus, bateaux), baissent le yendredi dans une proportion de 25 à 30 ¼- Pour ce même jour la somme des abonnements à l'Opéra est de 12 '¼ plus faible que pour les lundis et mercredis i,. A côté de ces détails, des légendes qui trou\'eraient fort bien place dans la fine étude que A. Hamon donna ici même sur les S11rviva11cens11imiq11eest polytbéiques en Bretag11e. A noter entre autres cette coutume qui consiste à gratter la pierre de certaines statues et à faire aYale1-.la poudre ainsi obtenue aux enfants pour les grn:rir des coliques. Dans l'Afrique centrale, les médicaments sont, de la même manière, remplacés par des infusions d'amulettes. * * * La Bretagne, aYec son aspect âpre et ses senteurs salines, si elle est le pays de l'ignorance est aussi celui du merYeillçux. Le naïf, l'inconscient souYent est sublime parce qu'il est le simple. Dans les forêts du Finistère, autour des dolmens « errent des âmes qui pleurent et gémissent ,,, a dit M. Léon Marillier. Et ces âmes chuchotent aux voyageurs de_mystérieuses légendes lorsque, assis sur la bruyère, ils contemplent des ruines moussues « d'ou des pierres coulent une à une ainsi que coulerait du sang ,i. C'est un de ces poémes que Mme G. Renard nous esquisse dans la NOUVELLEREVUE(n° du 1er août): La Légende du. cbâteau de Coëtfrec. - Visi~n plus encore què légende. Tous les châtelains; assemblés en une nuit mystérieuse, dans leur chapelle, voient monter Yers eux le flot de la souffrance humaine. « Hommes, femmes, enfants, à peine
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==