LA RE\'vE SOCIALISTE secondaire, il est vrai, mais que ni l'auteur du projet, ni M. Denis, qui a dressé un plan d'études des diverses questions s'y rattachant, ne me paraissent avoir abordé. , C'est notre -collaborateur, H. Denis, en effet, qui a tracé le plan de recherches i effectuer, pour répondre aux nombreux points d'interrogation contenus dans l'hypothèse de M. Solvay. Hector Denis était naturellement indiqué pour cc programme de travaux. Professeur d'économie financicrc, il joint à une érudition incpuisable des facultés <l'exposition d'une clartc incomparable; esprit synthétique, il a une perception Yive et systématique des phénomencs et il est doué <l'une sùretc d'analyse aiguë qui contraste singulièrement a\'ec ses facultés généralisatrices, qui sont de premier ordre. Le programme d'études de M. Denis, dont je ne puis donner qu'un aperçu trés incomplet, se divise en quatre parties. La première (A) est consacrée aux « recherches rclati\'CS i l'instrument des échanges et à la mesure de la Yaleur ». - M. Denis a compris, comme nous, que cette question était la plus considérable à élucider. Aussi, les paragraphes consacrés aux recherches de détail· tiennent 6 pages du format de la rc,·uc. Dans la deuxième partie (B), M. Denis, abordant la question de l'impàt successoral, propose d'étudier les méthodes générales d'éYaluation <les patrimoines et des revenus, y compris la méthode de M. Sol\'ay. Troisicme partie (C) : Recherches sur les impôts généraux i établir oui <lhelopper, :\ l'aide de ces méthodes. Quatricme partie (D): Statique générale des systémes de réformes de la circulation et de l'impàt, envisagés au point de nie des conditions économiques nationales et internationales, juridiques, politiques et morales. J'aurais voulu analyser plus longuement le projet de M. Denis; mais on ne résume pas une nomenclature, une table de matieres, et celle dont je viens de donner seulement les grandes diYisions remplit dix pages de re\"Ue. Tout cc que je puis en dire, c'est que la question monétaire et successorale est envisagée sous toutes ses faces, et à quelques conclusions qu'aboutissent les savants de bonne Yolonte qui se sont attachés à cette grandiose besogne, le sujet, aprés eux, sera épuise pour longtemps. Ncanmoins, j'aurais voulu YOir figurer dans le pLln résumé plus haut l'examen des diYcrs modes de perception de l'impôt, dans l'hypothcse oü un État aurait recours i la tax,c successorale, pour en faire une source importante de reYenus publics. Bien· que la difficulté que je soulcYe ne soit pas insoluble, il est bon, toutefois, de la signaler, ne serait-ce que pour éclairer plus d'un partisan de la réforme sur sa portée; car, il en est beaucoup qui n'ont pas prcvu
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