REVUE DES RE\"UES Je n'cxrtgérc nullement. Tout le problémc social git, économiquement, Jans la détermination sociale précise de la Yaleur. Actuellement, cette détermination se fait anarchiquement, i l'aide de la monnaie, scion les lois de l'offre et de la dcman<lc, fonctionnant au hasard des accidents de la concurrence, fayorablc aux uns, désastreuse aux autres. En dehors de la monnaie, instrument imparfait et yariable, puisqu'il est soumis lui-mC:m_eaux oscillations de la concurrence, il n'y a pas, dans l'organisation économique, d'étalon de Yaleur · possible, parce qne, pour qu'une commune mesure de Yalcur parfaite pût exister, il faudrait qu'elle fût stable. Qui dit étalon; dit fixité <lemesure. Or, la production anarchique, linée aux mille conjonctures des phénomènes économiques se <léYcloppant sans frein ni règle ne saurait aujourd'hui fournir les bases de stabilité indispensables. Seule, une production réglementée permettra de déterminer exactement le prix des produits. Or, la réglementation sociale <le la production sera le dernier stade de l'éYolution économique, la résultante des transformations de toute nature qui substitueront l'ordre, la préYision, la direction éclairée, là où rcgnent, actuellement souYerains, le désordre, l'imprévoyance, l'anarchie. Quand M. So\yay dit, en passant, i propos de cette question si complexe, si ardue : « Il y aura donc lieu de faire entrer dans notre programme d'études des systémcs proposés pour substituer à la monnaie une autre mesure de :valeur, le kilogrammètre de travail de l'homme de peine, par exemple, ou la calorie, qui représente l'énci·gic elle-même », M. Solvay prend le fond pour l'accessoire. En réalité, il propose de rechercher, comme par surcroît, les bases même de l'échange dans la socibé future radicalement transformée scion les données des inductions socialistes. C'est li résoudre la question par la question. Je demande pardon à mq lecteurs de cette digression U\1 peu longue; mais indépendamment du vif interêt que présentent les problémcs d'ordre général posés par M. Soh·ay, il est un point du projet de notre auteur qui me préoccupe particulièrement et sur lequel je me permettrai d'appeler son attention, ainsi que celle de ses éminents colla bora teurs. On a YU,pa"r ce rapide examen critique, qu'en dcrnicre analyse, la taxe successorale, considérée comme source importante de l'impôt, présente des difficultés d'application immédiat:c presque insurmontables, quand on la lie etroitement à la transformation radicale du système monétaire. Cependant, je ne crois pas qu'elle doiYe être irrémédiablement condamnée du fait des nombreuses impossibilités thforiques souleYées par M. Solvay. Toutefois, sa réalisation dans de larges proportions ne laisse pas que de soulever une objection pratique, d'ordre
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==