REVUE DES REVUES 355 REVUE DES REVUES Économie Sociale Som1AIRE.- Un Institut de sciences sociales a Bruxelles; l'hypothèse de M. Solvay, « comptabilisme » et « proportionnalisme » social ; projet d'impôt unique sur les successions; nouveau système d'échange; le rôle de la monnaie; objections; plan de travaux de l'Institut (A1111ales de l'Institut des sciences sociales).- L'impôt progressif sur les successions en Angleterre ; les doctrines subversiYeS de sir William Harcourt (Revue d'bco110111pioelitique). Nous avons reçu· le premier fascicule des Annales de l' « Institut des sciences sociales ))' fondé, à Bruxelles, par M. Soh·ay. M. Solvay est un riche sénateur belge que préoccupe la solution des problémes scientifiques de toute nature et qui, au lieu do maudire les esprits inquiets, les novateurs audacieux, les saYants attachés à la poursuite des futures combinaisons politiques ou sociales possibles, s'efforce de l~ur venir en aide, en leur offrant un vaste c)1amp d'études et de recherches. La ville de Bruxelles lui deYait la fondation d'un Institut de physiologie. A la création de cet établissement, d'une utilité générale déjà grande, M. Solvay vient d'ajouter celle d'un Institut des sciences sociales; et non seulement, il ~ntend faciliter matériellement aux savants qu'il y a attachés leurs études et la diffusion des résultats positifs auxquels ils aboutiront, mais il apporte encore luimême une contribution personnelle active à l'œune d'élaboration que Flnstitut a la mission de poursuivre. Le comité de direction compte, en effet, quatre membres dont les noms disent assez l'ardeur consciencieuse, la science et le talent qu'ils mettront au service de l'œuvre collective à laquelle ils se sont associés. Ce sont, outre M. Solvay, nos collaborateurs Guillaume de Grecf, Hector Denis et Emile Vandervelde. • Les Annales seront la publication de l'Institut. M. Solvay y trace, dans le premier fascicule, son programme général en ces termes : La transformatio~ des sociétés modernes, dans le sens d'une plus grande égalité, est la conséquence nécessaire, inévitable, des progrès réalisés dans le domaine scientifique et industriel.
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