LES ENTERRDIENTS GRATUITS EN SUISSE 32r quand le sol du cimetière est affecté a.une autre destination (r). - Un article prévoit la crémation. - Le chef des con\'Ois funcbres et ses employés ne doi,·ent recevoir aucune gratificatio:i, en argent ou en nature, de la famille du défunt. Adoptée le 22 décembre I 890, la gratuité des inhumations entrait en vigueur, comme i Zurich, le 1er jam·ier 1891. Exemple de célérité peut-être unique dans les annales lausannoises. La petition de l' U11io11 ouvrière y était pour beaucoup; sans l'existence du Grii!li, société et journal, la réforme serait encore dans les brouillards du Rhone. Voici maintenant les chiffres que nous fournit le bureau des scpultures : - - DÉCÈS CERCUEILS COUT ANNUEL/ ANNÉES AU BÉ:S:ÊFICE F0UR:,/15 DES DE LA GRATUITÉ PAR LA C0~IMUNE SÉPULTURES 1891. ................ 523 403 14.081 fr. 85 1892 ................. 50+ 34i 14.. 712 80 1893 ................. 68+ 438 18.057 65 Dix-huit mille francs pour 36,000 habitants, cela ne fait que 50 ce11ti111es par tête. Somme insignifiante, et qui démontre une fois de plus les avantages de la socialisation (2). Les frais qui, tombant sur les familles en deuil, étaient un fardeau, se réduisent, répartis sur l'ensemble des habitants, à 50 centimes! Et les 18,000 fran0s comprennent les traitements des employés des pompes funcbres, 6,000 fr. e1wiron. Ne sont pas comptés, en reYanche, les frais de bureau, l'entretien du matériel et le numérotage des tombes. De ces diverses depenses, les deux premières s'imposent, que les enterrements soient gratuits ou non, et la troisiéme ne peut atteindre qu'un chiffré peu élevé, quelques centaines de francs peut-être. Yverdon, Vevey, d'autres villes et le canton de Neuchâtel, ont suivi ou se préparent i suiY0re l'exemple de Bâle, Zurich et Lausanne. A Neuchâtel, le cercueil reste i la charge des familles. A Lucerne-Yille, le parti socialiste a lancé une pétition qui s'est couYerte de 1,402 signatures, malgré l'opposition des libéraux. Le jour viendra oü toutes les communes reconnaîtront les avantages de la gratuité des sépultures et obtiendront de l'État une ass\stance qu'il a le devoir de leur prêter. HENRI MAYOR. (r) Ce sont principalement les ètr:rngers riches qui demmdent des concessions i 500 ou 1,000 francs. (2) Notons que, grâce i l'influenza, l'année 1893 est cxceptionnclkmcnt cha~géc. 21
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