320 LA REVUE SOCIALISTE Par l'organe de M. Secretan, le conseil répondit à l'Union ou\Tièrc : « C'est au législateur cantonal, non au conseil communal de « Lausanne, qu'il appartient d'arrêter les principes destinés à serYir de ([ fondement aux institutions du pays ... Quant à interdire à un père « de famille de choisir lui-même ou, s'il est menuisier ou ébéniste, de « façonner de ses mains la bicre de sa femme ou <leson enfant, nous « n'en yoyons pas l'utilité». En revanche, le conseil fit droit a une seconde pétition, celle du citoyen Gyr, qui proposait le corbillar<l a un cheval, pour tous les enterrements de personnes âgées de moins seize ans, et le corbillard a deux chevaux pour tous les morts au-dessus de seize ans. Puis, jetant la note gaie en cette macabre discussion, M. Gyr ajoutait : « De cette « manière le corbillard a un cheval sera l'or11e111ed1e1lla jeu11esse, celui « a deux cheYaux l'npa11ngdee l'1îgesérieux, et les finances communales « seront ménagées ». Dans l'intcrêt des mêmes finances, le conseil décida que les enfants de moins de six mois n'auraient pas de corbillard, mais 11n parleur. 11 nous reste a résumer le reglemeul adopté dans la séance du 22 décembre : La commune de Lausanne poun·oit a l'inhumation dè toutes les personnes décédees sur son territoire; <les'personnes domiciliées a Lausanne, dccédées hors de la commune pendant une absence momentanée (serYice militaire, Yoyage, séjour a la campagne ou aux bains, etudes hors de Lausanne) ; de toute personne domiciliée hors la commune et dont le transfert a Lausanne est autorise ; il est perçu pour cette autorisation une somme de rno francs. - Les frais d'inhumation sont à la charge de la commune, saYoir : la Yérification du <lécès, la foumilure du cercueil et du li11reul, la mise en bière, le transport au cimetière (voir plus haut), le creusage et le comblement de la fosse, la fourniture <lu piquet d'ordre <le la tombe. Toutefois,sur sa déclarntio11,la fa111illepeul se cbnrger du cercueil, du li11ceuell de la 111isen bière. - Les établissements hospitaliers et les maisons de santé ont a payer les frais d'inhumation, suiYant tarif réduit, de ceux de leurs pensionnaires qui n'avaient pas leur domicile dans la commune ayant leur entrée dans l'ctablissement. Les mêmes dispositions sont applicables aux maisons de correction, salles d'arrêts et prisons. Chaque cimetière est affecte a une circonscription déterminee. L'inhumation dans un autre cimetit'.:re que celui de la circonscription a laquelle appartient la maison mortuaire ne peut aYoir lieu qu'ayec l'autorisation du syndic, et contre paiement d'une finance de transfert. - Avec l'autorisation <le l'État, la municipalité peut concéder des parcelles de terrain pour sépultures, en dehors de la lierne reaulière !:) ::, des fosses. Ces concessions 11eso11plns perpétuelles : elles prennent fin
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