LA DETTE PUBLIQUE Yel impôt, aYec l'autorisation royale: en 1522, - emprunt de 200,000 lines, - droits sur l'entrée et la Yente du Yin au détail, sur le sel, sur les bestiaux; en 15 37, emprunt de 100,000 lines, - nouYeau droit de 12 deniers sur toute line de poisson de mer frais et salé, taxe du huitième sur le Yin; en 15-+3, emprunt de 225,000 liYres, - taxe sur les draps. Les parisiens doiYent à cette circonstance le surcroît de charges fiscales dont ils sont grevés, relatiYement aux habitants des autres grandes villes. Placés près du trône, soumis à une réglementation plus étroite et plus perfectionnée, ils offraient à la bourgeoisie, deYenue des lors la serYante intéressée du pouYoir, une mine d'une richesse inépuisable et facile à exploiter. Puis, lorsque la centralisation fut plus aYancée, que l'État inspira assez de confiance aux prêteurs, les impôts généraux perçus par le roi furent le gage des emprunts, à la place des contributions communales; mais les anciennes impositions n'en continuèrent pas moins à subsister, et, si elles reçurent une autre affectation que le paiement des rentes sur l'Hôtcl-de-Ville, elles ne furent ni plus légères pour le peuple, ni plus utiles pour l'ensemble de la communauté. François Ier, en constituant la rente sur ['Hôtel-de-Ville de Paris, ne se proposait nullement de mettre fin au régime de l'emprunt forcé, remboursable à Yolonté, - en fait presque jamais remboursé, lorsque le créancier était faible ; - il eut simplement recours à un expédient. S'il s'associa la bourgeoisie dans l'exploitation du peuple, c'est qu'il ne pouvait faire autrement : depuis longtemps, elle fournissait a la royauté des robins, en échange d'offices, de charges de judicature, où les justiciables Yenaient se faire dépouiller légalement, sous prétexte d'obtenir justice ; elle n'eut garde Je refuser cette nouvelle aubaine, qui faisait d'elle le banquier des souverains et des gouvernements, et la mettait pour l'avenir à l'abri des exactions royales. Le peuple allait rester seul pour porter le fardeau des guerres. * * * A la mort de Henri III, en 1589, les rentes sur !'Hôtel-de-Ville s'élevaient à 3,428,000 livres, pour un capital de 41 millions environ; le taux moyen était donc de 12 °/o, La moitié provenait du règne de Charles IX, longue période de guerre civile, pendant laquelle les seigneurs, les prêtres, les guerriers et toute la valetatlle galonnée profitèrent du désarroi général pour puiser dans les caisses de l'État. L'ambassadeur vénitien, Jean Correro, écrivait en 1565 : « Le trésor public « est comme une poche ouverte où plusieurs plongent les mains, et « celui qui a la plus grande en tire la plus grosse part ». Il était natu-
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