RE\"UE DE LA PRESSE tTRASGtRE l O I Elle ne représente pas l'assiette financière comme le résultat d'une harmonique distribution du poids de l'impôt entre les citoyens en raison finale de l'utilité publique, pour déclarer ensuite qu'en fait l'impôt est fixé par un « quos ego » de la classe régnante, mais clic Yeut que sa théorie financière explique parfaitement l'équilibre de l'ordonnance financière moderne. Pour elle, en conséquence, la question agraire, la question sociale, la question de la petite propriété, de la petite industrie, du tra,·ail des femmes et des enfants, de l'impôt indirect, ne sont plus, comme pour la science classique, dt:s anomalies, des perturbations, résultant d'abus déplorables de quelques individus pervers, mais les manifestations normales et nécessaires des lois inAcxibles qu'elle a décoll\·ertes et qui se réalisent chaque jour, chaque heure, sous nos fenêtres, pendant que nous parlons ou écrivons. Cette science, à la fois théorique et positive, qui s'aide de la pensée pour pénétrer dans les abîmes de la réalité et les illuminer, n'accomplit pas ce labeur mental dans un but de Yaine satisfaction érudite, mais elle tire de ses investigations propres des inf0renœs pratiques et fécondes; et aprés avoir ramené les rapports économiques à leurs facteurs originaires, clic ,·oit dans l'élimination de ces facteurs le remède simple et infaillible aux déséquilibres déplorés. Pratiquement, ses revendications ont un objectif : foyer auquel doi,·ent converger, sous peine de faillitt:, ses forces de rénovation sociale. Ainsi la science devient action, réforme, ré,·olution m~me s'il le faut ; mais action, réforme, révolution non plus empiriques, non plus disjointes de toute base intellectuelle, mais au contraire splendidement illuminées du phare prévoyant de l'idée. D'où, pour finir comme on a commencé, hégélicnnement, on peut conclure que si du mariage entre la logique et la nature naît la philosophie de l'esprit; du mariage entre la science abstraite et la réalité, c'est-à-dire de la science positive en laquelle le mariage s'incarne, nait pour la première fois la possibilité d'une rationnelle et féconde réforme sociale ». Les m0mes idées sont développées dans le second article : !'Économie politique, sa théorie et sa méthode, par G. Schmollcr, professeur d'économie politique à l'Université de Berlin. La Crilirn Sociale fait la philosophie du I"' mai. Elle en marque l\':volution : le premier mai se transforme, le premier mai se déYcloppc, le premier mai n'est pas prcs de sa fin. Il s'adapte, dans chaque pays, au milieu politique; il se concréte, pour ainsi dire, sans rien perdre de la Yalcur abstraite, générale, universelle que lui confcre l'unanimité des enthousiasmes dans l'ayant-garde des classes ouvrières. Cette manifestation grandiose, pour qui YOit de haut, s'unit, sui\"ant les pays, à des rcYendications diverses et appropriées. C'est ainsi qu'en Italie, où lè passage de la phase agricole i la phase industrielle se fait si péniblement, le prcmic1' mai est associé non seulement à la manifestation des lrnit heures, mais à des revendications d'ordre plus immédiat, plus pratique en quelque sorte, en cc sens qu'elles sont connexes i la grande question et s'y relient dans le .rapport de moyens à fin : « Penser à une loi générale en Italie, fait remarquer la Critica
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