' 1 Lt:S 1RA VAILLEURS DES CHEMINS DE FER renvoi prématuré? C'est pour éviter cette dernière injustice que nous réclamons la retraite proportionnelle. » Malgré ces explications, la question ne paraît pas suffisamment élucidée au congrès, lequel décide de la reporter à la session suivante. Grèves. - 'L'assemblée adopte la résolution suivante : « En cas de grève d'une des associations qui font partie de la fédération, toute la Fédération Internationale des ouvriers de chemin de fer. se 'déclarera solidaire, moralement et, financièrement. >' La Hollande invite à reprendre l'idée qu'en présence d'une déclaration de guerre, les chemins de fer des pays intéressés doivent répondre par une déclaration de grève. M. Guérard soutient l'inopportunité de la proposition et sur sa demande le délégué qui en est l'auteur consent' à la retirer. L'Italie fait adopter que les grèves n'auront l'appui de la Fédération que si elles ont été déclarées par les deux tiers des membres. Congrèsinternational p1'ochain. - L'assemblée décide qu'il aura lieu à Paris au mois d'octobre de l'année 1894. L'ordre du jour étant épuisé, le président, avant de clore le congrès, I se fait l'interprète du sentiment unanime en adressant dys remerciements aux organisateurs. li déclare que lui et ses amis avaient éprouvé un peu d'hésitation à convoquer un congrès des chemins de fer. Mais ils sont heureux de voir que ce qu'on aurait pu taxer de témérité est couronné d'un plein succès. Enfin la délégation hollandaise propose cet ordre du jour : <• Le premier congrès international des travailleurs des chemins de fer, reconnaissant que l'organisation internationale du prolétariat est une nécessité urgente pour conquérir la délivrance économique de la classe ouvr!ère. ,< Déclare que les travailleut's des chemins de fer de tous les pays ne peuvent se soustraire à cette nécessité et quc le congrès doit, par conséquent, ètre considéré ~mrne le premier pas dans cette direction. >> On vote par acclamation et le congrès est clos. Il. - SYNDICAT DES TRA VAILLEURE DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS. Dans ce grand mouvement d'organisation et de solidarité qui se manifes~e parmi les travailleurs de la voie ferrée comme parmi les autres, la France occupe un rang à part. C'est elle qui a devancé les autres pays ~t qui, après leur avoir montré le chemin à suivre, continue à tenir la tête par la puissance de son organisation. Aussi est-ce à Paris qu'on a songé pour le siège du prochain Congrès. international
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==