7 [ 2 1A RE\TE SOC[AUSTE « curc1s » ( 1). \·oil.\, si nous ne nous trompons, tn:s nettement inJiquée la tendance du monisme matéri.1liste. Il s';1git, la Yieille nH:taphysique dualiste ou plus que dualiste exclue, de chasser aussi Li noll\·cllc m.'.:taphysique monistique de L1Yolonté p.1r soi, de l'idée force. Ces prétendus concepts, ces pseudo-idées sont tirées des expériences :intérieures par k rejet YOulu ou par l'omission paresseuse des riches donné1.:s de l.1 ps_,chologie physiologique, non pas seulement descriptiYe, mais érnlutiYe. Dépouillée de ses résidus anccstr:iux, où l'animalité mémc est comprise, et que la celluk nen·eust: condense, l'idét:-force, la Yolonté imm.mcntc n'est qu'un pur néant, un zéro. Le" plus majestueux ou plus subtib déguisements de cc zéro n'en feront pas unt: réalité. « Les cellules nerYeuses sont, par excellence, des « :1pp:ir1.:ilsd'imprégnation. Chaque cour.111t d'actiYité moléculaire qui « les tr:iYersc y lais'>e un1.: tr;1cc plus ou moins réYi,·isœntc. P.1r une « réitération suffis;llltl: des :1ctes, ces tr.1ccs s'organis1.:nt, se tixent, « méme se tr.111s1111.:ttc1h1étréditain.:mcnt, 1.:t.\ chacune d'elles corr1.:s- <c pond un1.:tendance, un pcnchant,qui se m:111ifcstcra ;\ l'occ.1sion » (2). L'idée de cellules nt:n·euses combinée'> par une éYolution dont on peut sui\Tt: les étapes, si obscure soit-clic, est sans doute moins creuse que l,1Yolonté imn1;111cntc et l'idée-force. Le monisme matérialiste fait ccrt.lÎnement de la conscience, au sens précis du mot, un épiphénoméne, quelque chose de surajouté, si l'on peut dire, quoique l'expression soit incorrecte; mais on ;1 prc-,que honte d\1,·oir :\ répéter que loin de supprimer la conscience et l.i morale, seul il les rend intelligibles en montrant leur naissance et leur progn'.s. « Esscnticllcment, l'homme « ne dill~re 1x1sdes animaux supérin1rs. S.1 struclllre anatomique et sa « Yie physiologique sont idrntiques :'t l:t leur; mais ses centres nerYcux << conscients peu,·ent ;1cquérir un plus haut degré Je déYcloppcment. <c Chez lui, comme chez les animaux, l:t cellule nen·euse est organisée « pour r1.:ceYoir et garder plus ou moins longtemps des empreintes, « d'oü résulte l'aptitude au drcss:ige, ù la fornution des pcnchanb « héréditaires, qui, une fois implantés, régissrnt la conduite de l'indi- « ,idu :1u milie~1 des conflits et aYcnturcs de l'existence » (3). Pour l'é\"olutionisme matérialiste, ou monisme matl'.:rialiste, comme nous préférons l'appeler, il n'y a J'acti, ité que celle des cellules nen·cuscs comhinéL'S : cc sont L\ tomes les acti,·ités psychiques. Il n'y en a pas et ne peut y en a,·oir d'autres. Il ne peut être question d'intermédiaire métaphysique entre le monde matériel et le monde moral. Ce sont h\ de simples métaphor1.:s. Que l.i notion d'l'.:nergie nen·eusc emmagasinl'.:e et systématisée soit d'ailleurs tr0s claire, c'est cc que le monisme (r) L'J'::mfoti,m tle la morale, p. Iïï· (~) L., Moralr frolulio11i,le, p. 30 .:t ,uiYantcs. ()) L'<'r·,>l11tio11 ri,· /11 morale, p. ï-l·
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==