La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

LA RE\TE SOCIALISTE fluides pn:sentent une force de répulsion plus grande. Les solides exigent pour ètrc dissociés et détruits un plus grand dfort. On ne peut mème connaitre ou conceYoir un corps absolument simple, tel que l'atome, sans contradiction, comme l'a remarqué Stallo (La 111111 ihc cl 111 physiq 11c111o<frrnc). Il faut le supposer « corn posé ,lll moins de deux éléments, et, comme on ne peut pas conccYoir ces deux composants autrement que dans une étroite dépendance, cette dépend,1nce constitue le fait de solilbrité le plus élémentaire qui se puisse inugincr. » (Pioger, ibid.) La persist:111ce de l'organisme Yi,·ant implique nussi solidarité des onrnncs entre eux et des fonctions entre clics. Si certains orrranes .. ::, cessent de remplir leurs fonctions d,111s les conditions de proportionnalité nécessaires à l'entretien de la ,·ie, l'org:111ismc dépérit et meurt. L'existence du Yé!!étal et de l'animal est donc !!arantie 11:1rla synerrrie - ..... ~ t') des parties dont le tout se compose. La patholo~ie et Li tératologie le confirment encore. La solidarité dans la coopération est si nécess:iirc, que le 111,1o1u la lésion dont un membre souffre a une répercussion plus ou moins forte lbns l'organisme entier. Si l'estomac fonctionne mal, le ccn-cau et tous les autres organes s'en ressentent. Si un organe se déYcloppc a\'ec excès, les autres souffrent de la satisfaction démesurée que se donne leur associé. (Piogcr, ibid.) - Enfin l.t ~ociété proprement dite n'est qu'un cas pnrticulier, le plus complexe et k plus éleYé, de la loi uniYersclle de l'nccord. Aimi donc l'nccord, ou, comme on ,·oudra, la coopération, la solidarité d.111sl'action des forces est bien la condition de l'existence i tous les degrés. L'analogie entre les conditions de l'existence d,111sle monde inorganique et les conditions dl.! la consen·ation et du progrès de Li ,·ie dans le monde organique et supcrorganiquc nous autorise bien :i conclure que cc facteur de l'é,·olution, que nous ayons considéré comme dominateur de la concurrence, n'est pas seulement une loi du règne des ètrcs Yi\',111ts,nrnis une loi plus générale du monde entier, .i toutes les phases de son déYcloppemcnt, depuis l'état de dispersion moh:cubire de la nébuleuse primitiYc jt!Sl1u\i L1période future oü l'équilibre mobile, sui,·i d'une dissolution des agn:gats, sera, scion Spencer, le point de départ d'une é,·olution nou,·cllc du s,·stcmc. Et cette loi ne serait-clic pas un corollaire de la loi suprèmc de l'attr,\ction uni\'l:rselle ? On sait que la loi gcncrak qui régit la rnaticre, sous quelque état qu'elle se présente, est Li loi du mouYement. Le mou,·emcnt ne peut ~'<.:xerccrque de deux manières, dans le s.cns ccntripctc ou dans le sens centrifuge, en d'autres termes comme attraction ou répulsion. Si ln force attracti,·e prédomin.1it, l'uni,·crs se réduirait bientôt .i un centre d'attraction ; si Li for.::c répulsi\'c, au

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