LA RE\TE SOCIALISTE L'obscrution nous proun: qrn.:, dans les mèmes conditions, les m0nH:s effets politiques se produisent aYcc la m0me nécessité que dan'>le reste de la nature; que les m0rnes Yariations produisent les mêmes changements; que des Yariations diffl'.-rentes produisent des modifications <'.:gaiementYariées, mais que tous ces effets, même les plu-, accidentels en apparence, sont également constants. La Yie politique des sociétés est donc soumise à des lois. La science politique a pour objet ùc les reconnaître; la sociologie politique fait un pas de plus : clic dégage J1: ces lois des lois de plus c:n plus génl'.-ralcs,jusqu'au point où clics touchent.\ celles du domaine qui lui est imml'.-diatcmcnt antérieur, et par lcqud clics se relient i toutes les sciences c:t à tous les phénoménes antécédents, de nuni..'.:rca bien montrer que dans sa br:1nchc, qui est Li plus spéciale <.:tla plus compkxc de tout<.:s, le philosophe rctrouY<.:,aYcc quelque chose seulement Je particulier en plus, l':1pplication des lois les plus générales et ks plu-; u1ii,·crselles de la nature. L'étude actuelle n'a pas pour objet la philosophie <l<.t:out<.: la scicne<.: politiqu1:, mais seulement Lk cette partie import.rntc où se r<.:A0tenpt eut-0tre le mieux le progr..'.:sJe la sci<.:nce: l'éYolution des croyanc<.:set des doctrines politiques. L'i, dans le monde des id0cs, nous assisterons 1 la formation lk la science m0me, c'est-à-dire aux manif1:stations de la conscience et de l'acti, ité directrice d<.:sociétés, et comme la représrntation, la délibération, la Yolition et l'exécution sociales ont nécessairenwnt en nie les di,·ers ordres de phéno1rn:nes reL1tifs à la Yic des sociétés, comme elles en sont en ré,1lité inséparables, notre traYail s1:ra un Yéritable cour., d1:sociologie général<.:,politique et historique, tout en n<.:perdant p,1sde me son objet spécial <.:tdistinct. La prcmi0r1: partie est consacrée à l'étude d<.:scroyances et des doctrines politiques des populations <.:dt es ciYilisations primitin:s, tant en Afrique qu'en .\sic et en Amérique. l\ous a,·ons commencé par l'examen des populations les moins avancées, modernes et anciennes, de ces JiYcrs continents, en ne tenant aucun compte Je l'ordre chronologique, Je leur histoire, mais uniquement Je leur degré de ciYilisation. Cc n'est qu'l partir de la Perse que nous ayons repris le fil chronologique jusqu'à la di:,parition Je la forme royale en Gr..'.:ce.:hant Je pomscr plm ayant cette étude, nous résumerons les principales obscr- ,·ations et lois que nous aYons recueillies. Il conYicnt Je signaler que Jans notre tra,·ail il était matériellement impossible <l'étudier toutes les sociétés, grandes et petit<.:s,anciennes et modernes, qui, en dehors de l'Europe, comprennent cc que nous appelons les sociétés primitiYcs. Il nous a fallu choisir des types, c'est-a-dire des sociétés en nombre
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