La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE noircies Lfoû s·exhalent d'horribles gémissements, de membres ravagés, racornis, pas encore assez pour n'ètre plus convulsés pu d'atroces souffrances, par des douleurs sans nom. Les religieuses accourues, forment à l'entour de la jeune chrétienne un agenouillement de femmes éplorées et murmurent des litanies, accompagnées d'exclamations de condoléance qu'on ose a peine émettre. OJ_1elques assistants charitables essaient d'éloigner Jeanne, de !"emmener hors de cette obscurité pleine de lamentations et d"agonie, du côté de la ville endimanchée, sous le charme intense de !"adorable après-midi de printemps, dans l'harmonie des ramages d"oiseaux, des parfums de fleurs ..... Et qui ne vouerait une reconnaissance éternelle au Tout-Puissant dont la clémence prend en pitié les misérables pécheurs, les guide, de sa droite tutélaire, sur ce globe labouré d'abimes, les soutient à travers les dé1resses et les désespoirs, et ne se lasse pas - malgré leurs iniquités - de leur prodiguer - plus abondant que la rosée du matin-le trésor de son inaltérable bienfaisance. JUDITH CLADEL

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