LA PROPRIÉTÉSOCIALE T LA DÉMOCRATIE LA PR.OPRIETSEOCIALE ET LA DÉMOCRATIE par ALFRED FOUILLÉE (1) Dans un_eétude sur la science sociale contemporaine de A. Fouillée, M. le D• Pioger, s'est surtout préoccupé de l'organisation comme l'exigeaient d'ailleurs ses travaux personnels. Aussi tout ce qui est relatif à la justice sociale n'a-t-il été qu'effleuré au début et à la fin de l'artide. Or, cette partie de l'ouvrage de M. Fouillée étant une des plus originales et des plus importantes : et ayant toujours admiré cette magnifique conception de la justice teparative, je voudrais en entretenir les lecteurs de la Revue socialiste avant d'analyser la propriété sociale, avec la liberté généreusement laissée à tout écrivain qui, sans être purement collectiviste ou communiste, a des tendances socialistes. (2) La justice tend de plus en plus à absorber la fraternité même, e~ l'exercice de cette fraternité est une réparation, une reconnaissance d'un droit moral. Pour démontrer l'existence de cette justice réparative, M. Fouillée étudie d'abord la fraternité. telle que l'ont entendue les différentes écoles sociales. La fraternité chrétienne est une fraternité surnaturelle et réduit la charité à n'être qu'une grâce élective ; d'où les réprouvés, les chassés de la grande famille. Telle est d'ailleurs la conclusioi: qui s'impose quand on place en dehors de l'humanité le lien de l'homme avec l'homme. La formule : « Faites aux autres ce que vou·s voudriez qui vous fût fait » est un précepte égoïste ; la justice et la fraternité ne doivent pas reposer sur une réciprocité de fait « mais elles doivent (1) Un vol. in-16. Hachette. (2) N. D. L. R. - Nous aurions en effet certaines réserves â prescntcr; clics n'échapperont pas à la perspicacité du lecteur.
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